Pourquoi notre cerveau est-il configuré pour croire aux complots ?

Le film Hold-up développant la théorie d’un complot mondial autour de l’épidémie de covid-19 est devenu viral en quelques jours.

A voir ici : Hold-Up : Retour sur un chaos est un film documentaire indépendant conspirationniste français sorti le 11 novembre 2020. Il a été produit par Pierre Barnérias, Nicolas Réoutsky et Christophe Cossé et dure 2 h 43 min. Il met d’abord en avant des controverses autour de la pandémie de Covid-19 tel que l’utilité des masques, du confinement, des traitements comme l’hydroxychloroquine, pour développer dans une seconde partie l’hypothèse d’une « manipulation mondiale ».

Le film est partagé de manière virale sur les réseaux sociaux. Les médias et les universitaires critiquent quasi unanimement son conspirationnisme, du fait des nombreuses fausses informations qu’il contient, et notamment de la théorie d’un complot mondial qui aurait créé la maladie à coronavirus 2019 pour éliminer la moitié de l’humanité et asservir les survivants. Il participe à ce titre à la désinformation sur la pandémie de Covid-19.Une exploration de la « Raoultsphère » sur Facebook

Démêler le vrai du faux

L’AFP a lancé un blog dédié au fact-checking en réponse à la multiplication des fausses informations et de la désinformation en ligne.

« L’objectif est de présenter au public et aux médias des conclusions vérifiées sur des informations qu’ils voient circuler sur internet, qu’elles soient diffusées via les réseaux sociaux, des articles de presse, des vidéos, ou des déclarations. 

Nous choisissons les contenus sur lesquels nous enquêtons sur la base de plusieurs critères, notamment leur intérêt éditorial, leur viralité, et la place qu’ils occupent dans le débat public. Nous mettons un point d’honneur à expliquer nos méthodes de recherche et d’enquête, ainsi que le fonctionnement des outils auxquels nous avons recours, afin de permettre à d’autres d’effectuer les mêmes vérifications que nous. la charte de l’Agence France-Presse, qui s’engage à « fournir à tout instant une information exacte, impartiale et digne de confiance sur l’actualité du monde entier ». 

L’AFP fait partie, au côté de nombreux autres médias à travers le monde, du « Third-party factchecking programme » lancé par Facebook. Des contenus remontés par Facebook, Instagram et leurs utilisateurs font ainsi partie des affirmations sur lesquelles nous travaillons. Après vérification nous avons la possibilité de marquer un contenu comme étant faux ou trompeur, en ajoutant toujours un lien vers notre article. Si un contenu est marqué comme faux, Facebook réduit sa viralité, mais ce contenu n’est jamais supprimé par notre action. Facebook étant un client des médias participant à ce programme, il les rémunère pour pour ce travail de vérification. Fin 2019, une soixantaine de médias à travers le monde, généralistes ou spécialisés dans le fact-checking, y participent également. »a

voir  aussi  site « Herodote » > Le blasphème, Un délit politique plus que religieux

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Le saviez-vous ? Ségolène Royal a eu une aventure Sur les bancs de l’ENA
GALA / Marion Rouyer | 22 septembre 2020

Avant de tomber sous le charme de François Hollande  le père de ses quatre enfants, Ségolène Royal a eu un coup de coeur pour Dominique de Villepin dans les années 80. Celle qui fête ses 67 ans ce lundi 22 septembre est toujours restée discrète sur cette aventure, désireuse de ne pas trop en dévoiler sur sa vie privée. L’ancien ministre des Affaires Etrangères s’est montré de son côté nettement plus bavard sur le sujet.

Dans les années 80, les deux étudiants font partie de la promotion Voltaire à l’ENA. Sur les bancs de cette école, les deux élèves auraient échangé plus que des feuilles de cours… Une histoire peu connue, qui avait été confirmée par Dominique de Villepin lui-même. En avril 2009, l’équipe de Canal + l’avait interrogé sur « cette amourette avec Ségolène Royal ». Réponse de l’intéressé, qui avait acquiescé d’un sourire charmeur : « Elle le mérite, elle était belle et elle le reste… »

«Antifa», «décoloniaux», «indigénistes»… la troublante nébuleuse du comité Traoré
Extrait d’un article de Stéphane Kovacs du Figaro Publié le 15 juin 2020
Un collectif efficace, des militants expérimentés, des relais médiatiques, une famille soudée et Assa Traoré une grande sœur charismatique.

«Tant que nous n’aurons pas la justice, vous n’aurez pas la paix.» C’est le mot d’ordre, scandé samedi encore à Paris, du Comité Adama Traoré. Depuis quatre ans, il réclame «la vérité» sur la mort du jeune homme après son interpellation par les gendarmes. Un mouvement qui, au côté de l’extrême gauche, mène un combat de plus en plus politique avec un discours identitaire et victimaire de plus en plus affirmé. «Il est important de faire des alliances fortes, lançait Assa Traoré, à la tête du comité, lors d’une manifestation en 2018. En Afrique, ils vont renverser le président, ils rentrent dans le palais. Ça se passe comme ça en Afrique, pourquoi ça devrait pas se passer comme ça en France? Nous sommes prêts, nous pouvons faire une belle révolution.»

Une fratrie de dix-sept frères et sœurs, issus d’un père polygame né au Mali et de quatre femmes, deux blanches et deux noires. Une famille très soudée qui, dès le début, a pu compter sur un collectif efficace, avec des militants expérimentés, des relais médiatiques, et en première ligne, une grande sœur charismatique. «Je pense que la famille peut être parfois manipulée, parfois récupérée…», se hasarde la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. «On a beaucoup de mal à avoir une liste des membres de ce comité, observe l’essayiste Céline Pina. À chaque manifestation, on voit des personnalités du monde culturel. Ils manœuvrent très bien. Il y a de l’argent, de la stratégie et de l’influence. A priori, il y a une arrière-cuisine derrière tout ça, qui est extrêmement protégée.»

Des ponts ont rapidement été lancés avec la mouvance antifasciste, et certains membres de LFI, EELV ou du PS ont marché aux côtés du collectif. «On a vu peu à peu le comité Adama dans toutes sortes de manifestations, pour finir par être placé parfois en tête de cortège, comme pour la ‘ ‘Fête à Macron’’, organisée par LFI en mai 2018, rappelle Céline Pina. Ils ont été aussi des acteurs remarqués de la marche contre l’islamophobie, en novembre, où Allah akbar a été scandé.»

Lors de la manifestation à l’appel du comité Adama Traoré contre les violences policières, samedi 13 juin à Paris, les manifestants se sont mis à genoux et réclament «justice pour Adama». Leur force est de réussir à élargir le spectre et à universaliser leur combat

Dès les débuts du mouvement des «gilets jaunes», le comité Adama lui apporte son soutien. «Leur force, indique à l’AFP Julien Talpin, chercheur au CNRS, est de réussir à élargir le spectre et à universaliser leur combat, en disant: quand on parle d’Adama Traoré, on parle de toutes les victimes de violences policières et de la valeur de la vie des personnes des milieux populaires.»
Parmi les proches de la famille Traoré, des militants décoloniaux, comme Youcef Brakni. «Avec le comité Adama et d’autres dans les quartiers populaires, nous réinventons la gauche», clame cet ancien membre du Mouvement islamique de libération (MIL), qui visait «notre autonomie politique et culturelle afin que notre communauté recouvre son droit légitime à disposer d’elle-même loin de toute tutelle». Youcef Brakni est «un relais entre une certaine extrême gauche et l’extrême droite musulmane», décrit le site Indymedia Nantes, pointant qu’il lutte contre les violences policières «sauf quand les victimes sont blanc.he.s ou que les keufs sont racisé.e.s». Dans une vidéo datant de 2012, on le voit déplorer «l’instrumentalisation» de l’affaire Merah et l’emploi des termes de «djihadisme» et de «salafisme» que «l’on utilise à toutes les sauces».
À lire aussi : Adama Traoré: affrontement autour d’une nouvelle version des faits des gendarmes

Autre pilier du comité, Almamy Kanouté, acteur dans le film Les Misérables. Un ancien de la «Brigade anti-négrophobie». Pour lui, «la solution», c’est de «fusionner les luttes» pour «se débarrasser des «cols blancs». «Le fameux 1% de ceux qui détiennent les groupes de presse, les grandes entreprises. Ceux qui donnent le tempo.» Ces derniers jours, le collectif a multiplié les plaintes: contre Marine Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen et plusieurs journalistes. «C’est pour faire comprendre une chose, a indiqué Almamy Kanouté à Franceinfo. Une génération a commencé à se saisir de ses droits et à appliquer ses devoirs.»

La Marseillaise, Propos recueillis par Mireille Roubaud :

Le docteur Damien Barraud, médecin réanimateur en unité Covid au CHR de Metz-Thionville, explique pourquoi selon lui les annonces du professeur Raoult ralentissent la lutte contre le coronavirus en ajoutant de la confusion et un battage médiatique autour d’une figure qualifiée désormais de populiste par de nombreux scientifiques.

Suite aux annonces du Dr Raoult dévoilant jeudi 9 avril sa dernière étude, les premiers commentaires de la communauté scientifique ne semblent toujours pas dessiner de consensus. A l’instar du président de la fédération des médecins de France, Jean-Paul Hamon, qui regrette une dérive relevant de la politique spectacle, à propos de la visite d’Emmanuel Macron à l’IHU Méditerranée, certains dénoncent désormais un scandale éthique comme le docteur Damien Barraud, médecin réanimateur en unité Covid au CHR de Metz-Thionville.

Quelle est la situation actuellement dans votre service de réanimation ?

On a l’impression d’avoir passé le fameux pic, atteint un plateau. Le rush d’admissions semble être derrière nous, même si le service continue à tourner à plein. Si le tri des malades est habituel en réanimation, on avait suffisamment de capacité pour ne pas faire de tri aussi drastique comme cela semble s’être déroulé en Italie, avec des limites d’âge très basses. On a travaillé comme on l’aurait fait hors période de crise.

L’effraction médiatique de la communication du professeur Raoult a-t-elle gêné le travail des médecins dans cette crise ?

Elle a gêné le travail des médecins à plusieurs niveaux : si nous étions sur la même ligne dans mon équipe, il y a eu dans mon hôpital certains collègues de services conventionnels qui voulaient prescrire de l’hydroxychloroquine, ce qui a créé beaucoup de palabres et de discussions. Il y a eu également des conséquences pour nos rapports aux malades et aux familles, qui nous ont demandé parfois de manière très véhémente de prescrire de l’hydroxychloroquine, en nous menaçant de procès si nous ne le faisons pas. Entre le stress et la pression, cette polémique a généré une ambiance pesante, dont nous nous serions bien passés tant le climat était déjà difficile. Enfin, cela entrave la bonne marche de la recherche, certains patients refusant de recevoir d’autres traitements.

Comment expliquez-vous l’emballement qui a propulsé le Dr Raoult sur le devant de la scène médiatique malgré des études très critiquées par la communauté scientifique ?

L’emballement me semble multifactoriel. Il s’explique probablement d‘abord par le mode de communication adopté par le professeur Raoult, qui a su utiliser Youtube et les réseaux sociaux pour rapidement se poser en sauveur de la nation, avec une solution miracle, dans une période de grand stress dans la population. Toutefois, la faiblesse des preuves scientifiques fournies par son équipe aurait dû clore le débat immédiatement. Si cela ne s’est pas passé ainsi, c’est me semble-t-il lié à une défaillance chronique du système hospitalo-universitaire français, qu’une telle crise sans précédent a révélé au grand jour. Certains reproches à l’encontre du gouvernement concernant la gestion de la crise sont justifiés. Il y a eu de vraies erreurs, telles que les pénuries de masques, de matériel. Mais la pression a été telle que le gouvernement a du lâcher la bride lorsqu’un bâteleur annonce sur la place publique qu’il dispose d’un traitement miracle, et que ce serait « l’infection respiratoire la plus facile à traiter ». Le décret gouvernemental concernant la prescription de l’hydroxychloroquine est le témoin de cette prise d‘otage. Dans un fonctionnement normal, la communauté scientifique auraît dû s’élever et mettre fin à tout cela. En 2017, un rapport du haut Conseil de l’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (HCERES), a pointé de graves dysonctionnements au sein de l’IHU Méditerranée infection, suffisants pour entraîner en 2018 la perte de labellisation INSERM et CNRS. Dès 2006, des faits d’inconduite scientifique ont été mis au jour, et entrainé une interdiction transitoire de publication scientifique par l’American Society of Microbiology, et de nombreux commentaires sur le site PubPeer par des scientifiques du monde entier. Concernant la publication de sa première étude sur son traitement contre la Covid19, il n’y a probablement pas eu de reviewing, l’éditeur en chef de ce journal étant le bras droit de Raoult. Lorsque l’étude a été publiée dans Pubpeer, beaucoup de scientifiques ont pointé les anomalies de ce travail. Et l’équipe de Didier Raoult ne répond pas à ces questions. L’International Society of Antimicrobial Chemotherapy, société savante à laquelle appartient le journal scientifique ayant publié ce travail, a même pris ses distances cette semaine, en émettant une note exprimant la mauvaise qualité de cette publication qui n’aurait pas dû être publiée. Au niveau hospitalier, L’AP-HM sait aussi ce qu’il se passe. Le problème est simple : les équipes de l’IHU rapportent 25 % des points Sigaps (Système d’interrogation, de gestion et d’analyse des publications scientifiques, ndlr) de l’AP-HM, ce qui représente énormément d’argent pour l’institution, qui n’a aucun intérêt à perdre la poule aux oeufs d‘or. Lorsque des organismes de recherche l’interrogent, comme le British Medical Journal, Didier Raoult préfère décliner les questions, et poster une vidéo sur Youtube. C’est gravissime. Dans un monde normal, tout est réuni pour que soit justifiée une mise au ban de la communauté scientifique du professeur Raoult. Mais rien ne se passe. Tout le monde se tait. Ou ne proteste que mollement, alors qu’il s’agit d’un véritable scandale.

Quelles conséquences sur le plan éthique relevez-vous ?

Dans son dernier papier, il inclut 2 enfants de dix ans, ce qui est une entorse éthique grave, parmi d‘autres. En plus d’être une faillite scientifique, ces travaux sont une faillite éthique. Si la recherche clinique est réglementée, s’il existe des règles méthodologiques qui ont été élaborées avec le temps, ça n’est pas pour rien, mais pour produire de la meilleure science. Sa manière de communiquer va à l’encontre du code de déontologie médicale, qui prévoit que le médecin doit faire preuve de prudence, de ne faire état que de données confirmées, et pas de publicité. Lorsqu’il indique qu’on meurt moins à Marseille, c’est un tour de passe-passe. Le taux de mortalité bas est lié à leur politique de dépistage systématique, augmentant les formes asymptomatiques ou peu sévères, ainsi qu’à l’absence de service de réanimation, abaissant de fait le nombre de décès. Alors en effet, cela n’est pas mentir stricto sensu, on meurt moins à l’IHU, mais cela n’est en aucun cas grâce à son traitement. Faire croire cela n’est pas déontologique. Ainsi, même si l’hydroxychloroquine marche, ce que je souhaite, il fait perdre beaucoup de temps avec ses méthodes hors des clous.

La méthodologie demeure-t-elle essentielle pour être « dans les clous », dans ce genre de crise?

Nous sommes passés de l’empirisme à des méthodes structurées car nous sommes justement passés par des échecs, dont nous avons appris. L’histoire de la médecine est jonchée de dizaines de ces échecs. Ce que propose le professeur Raoult, c’est le degré zéro de la recherche scientifique. C’est de la vieille médecine suranée, simpliste, et du faux bon sens, dans laquelle l’expertise est seule suffisante : « Ils n’ont rien retenu selon moi des échecs du passé ». L’expérience est importante mais non suffisante : il nous faut des données. Ce sont les données qui sont irréfutables, pas l’expertise qui pourrait d’ailleurs être questionnée. L’agument d’autorité basé sur le productivisme d’articles est de la poudre aux yeux. Les indices de bibliométrie ne font pas la qualité d’un chercheur. Pour revenir à la question du sens d’un traitement, l’important n’est pas uniquement de faire disparaitre un virus dans le nez, il faut également que le malade aille mieux. Le meilleur exemple avec l’hydroxychloroquine c’est le chikungunya : l’hydroxychloroquine inhibait le virus, in vitro, de manière tout a fait efficace. Mais chez l’homme, elle aggravait l’état du patient. Donc il n’y a pas d’autre moyen de s’en rendre compte que de réaliser des essais dans les règles de l’art, avec un groupe contrôle, idéalement avec placebo. C’est tout à fait possible en urgence. Et parfaitement éthique. Dans son dernier « préprint » mis en ligne sur son site de l’IHU, et qui a mon sens ne passera jamais l’étape d’un reviewing, il ne règle aucun problème et ne montre rien. Car il n’y a pas de groupe contrôle. Il peut continuer avec 100 000 patients, l’étude sera toujours aussi mauvaise méthodologiquement. Les règles, c’est comme le code de la route. Cela parait contraignant. Mais c’est fait pour permettre au plus grand nombre de conducteurs, ou de patients, d’arriver à bon port. C’est d’autant plus important en période de crise.

Que pensez-vous de la prise à témoin de l’opinion publique sur les réseaux par le professeur Raoult ?

C’est une sorte de braquage scientifique. Quand on communique très vite comme étant un sauveur, on prend tout le monde en otage : le gouvernement et les citoyens. Son argument d’autorité et d’expertise cherche à asseoir un appui populaire, au détriment de celui de ses pairs. C’est du populisme médical. On dit et on donne aux gens apeurés ce qu’ils ont envie d’entendre et de recevoir : un test et une pilule. La médecine n’est pas un barnum à la télé. Ce sont des discussions de scientifiques qui débattent ensemble de résultats tangibles. Le bien fondé d’un traitement n’est pas décidé par des prises de position à l’emporte-pièce d’hommes politiques en quète de visibilité. Ni par des pétitions démagogiques. Ni avec des sondages comme celui du Parisien. C’est ce qui prend en otage tout le monde, et qui a d’ailleurs forcé le comité de pilotage de l’essai Discovery à rajouter un bras de patients traités à l’hydroxychloroquine. On marche absolument sur la tête, et les malades et l’intelligence en pâtissent.

De nombreuses accusations ont surgi à l’encontre de certains détracteurs du Dr Raoult, taxés de conflits d’intérêt. Qu’en pensez-vous ?

Il est vrai que certains praticiens peuvent être exposés à des conflits d’intérêt. C’est un véritable problème. Mais le Dr Raoult n’en est pas exempt : Sanofi, le producteur français du Plaquénil, est partenaire de l’IHU et le finance. Si la chloroquine ne coûte pas cher, un marché de 30 millions de Français, cela fait de grosses sommes. Malheureusement les conflits d’intérêt font partie d’un système ancestral, et il ne faut certainement pas faire passer le Dr Raoult pour une blanche colombe. On ne peut pas refuser de liens avec l’industrie pharmaceutique, mais il faut exclure tout avantage ou cadeau. Il peut exister également des conflits d’intérêt non financiers, pour monter en grade dans dans la hiérarchie hospitalo-universitaire, et qui poussent certains à publier beaucoup et vite. Mais cette course au scoop produit toujours de la mauvaise science, et est délétère pour une bonne marche de la médecine.

Que regrettez-vous dans cette polémique ?

Tout. Tout le déroulement de ce cirque dont nous n’avions pas besoin dans cette periode si difficile. Et je regrette que les médias entretiennent cela plutôt que d’être apaisants. Il faudrait que les médias soient dans un mouvement éducatif, afin d‘élever les gens, leur apprendre a critiquer, prendre du recul, pour ne pas tomber dans la premère croyance. Des journalistes ne jouent pas ce rôle en la matière. Lancer des sondages, demander son avis à tout le monde sur un plateau, est irresponsable. Du coup les gens, en grand stress dans cette période, se raccrochent au premier qui leur donne de l’espoir. Ce n’est pas déontologique. Plus la période est grave, plus nous nous devons, nous tous, médecins, chercheurs, soignants, comme journalistes, de garder la tête froide et de travailler de manière rigoureuse.

Fahrenheit 451  fait référence à la température  à laquelle le papier s’enflamme et se consume, soit 232,8 °C.

Fahrenheit 451 en  1952,

Le maccarthysme bat son plein aux États-Unis. Cette chasse aux sorcières, déclenchée par le sénateur Joseph MacCarthy, vise des personnalités du monde du spectacle et des lettres suspectées de sympathies communistes, personnalités parfois connues de l’écrivain Ray Bradbury. Ce dernier décrit dans le roman qui porte ce titre, une société futuriste cauchemardesque, les pompiers n’éteignent plus les incendies, mais sont chargés de brûler livres et bibliothèques. Un jour, l’un d’entre eux, Guy Montag, découvre le plaisir de la lecture, et entre ainsi en résistance… Une dystopie en forme d’hommage à la littérature, et un grand roman de science-fiction, qui amène à réfléchir sur le pouvoir des médias et les dangers de la censure.

Fahrenheit 451 en  2020

Quand la liberté d’expression se transforme en censure, la dictature approche…

Roman Polanski, Woody Allen et Edouard Philippe seraient-ils les premiers exemples de la dictature des médias en 2020 ?

Je sais pas si les deux premiers sont ou non coupables des faits qu’on leur reproche. Mais la présomption d’innocence existe encore un peu.

Les  manifestations grotesques qui ont accompagné la présentation du film « j’accuse » de Polanski aux Césars sont scandaleuses : elles ne jugent pas une œuvre cinématographique mais la personne de son metteur en scène : c’est ce qu’on appelle de nos jours un lynchage médiatique. (Rappelons, si besoin était, que le titre du film est emprunté à un article rédigé par Émile Zola au cours de l’affaire Dreyfus et publié dans le journal L’Aurore en  1898, sous la forme d’une lettre ouverte au président de la République française, Félix Faure.

Le groupe d’édition Hachette, lui,  censure carrément sous la pression de ses syndicats,  « A propos of Nothing », les mémoires de Woody Allen, et renonce à les publier. Le livre qui devait sortir aux Etats-Unis le 7 avril et en France le 29 avril, aux éditions Stock (groupe Hachette Livre), est « le récit de sa vie, à la fois personnelle et professionnelle, et revient sur sa carrière au cinéma, à la télévision, ainsi que sur son travail d’écrivain », avait fait savoir l’éditeur dans un communiqué. Selon la porte-parole du groupe Hachette aux Etats-Unis. « Ces derniers jours, la direction de HBG [Hachette Book Group] a eu de longues discussions avec le personnel. Après avoir écouté, nous sommes arrivés à la conclusion que maintenir la publication n’était pas faisable pour HBG. En tant qu’éditeur, nous veillons chaque jour dans notre travail à ce que des voix diverses et des points de vue contradictoires puissent être entendus ».

Enfin presque puisque Hachette qui censure donc le livre de Woody Allen, a publié sans état d’âme en 2017 le pamphlet de Ronan Farrow, fils de l’actrice Mia Farrow et du cinéaste, maintenant divorcés. Il avait annoncé avoir appris par la presse que le groupe Hachette, éditeur de son propre livre, Catch and Kill (Les faire taire dans l’édition française), sur les dessous de l’affaire Weinstein, allait publier le livre de son père.

Plus près de chez nous enfin, selon Jean Luc Mélenchon, certains articles de la constitution française sont plus constitutionnels que d’autres : il serait permis à une minorité parlementaire de bloquer la discussion d’un texte de loi en utilisant un logiciel informatique pour déposer des milliers d’amendements bidons mais il serait dictatorial de permettre à l’assemblée de déposer une motion de censure pour repousser le dit texte de loi : il s’agit bien entendu du  projet de loi sur la réforme des retraites présentées par le gouvernement français…

Le 14 janvier 2020, neuf partenaires fondateurs (Aderly, la région Auvergne-Rhône-Alpes, Bioaster, Boehringer Ingelheim, l’institut Mérieux, Lyonbiopôle, la métropole de Lyon, l’université de Lyon et VetAgro Sup) ont officiellement lancé le Hub VPH, le premier hub mondial en santé publique vétérinaire, une discipline qui traite à la fois des maladies transmissibles de l’animal à l’homme (zoonoses), de l’antibiorésistance, de la sécurité sanitaire des aliments ou de la gestion des épidémies animales (épizooties).

Commentaire du Gazetin de Nanard :
Interessant : 9 partenaires fondateurs : en fait 6 fondateurs public (normal pour s’occuper de la santé publique) et 3 partenaires privés : merieux, boerhinger, et bioaster.
sauf que bioaster est liée à boerhinger (meme adresse à lyon) et que boerhinger a racheté merial, la branche animaux de merieux il a 3 ou 4 ans….
donc en fait c’est boerhinger (laboratoire autrichien) qui veut s’acheter le droit de prendre part aux décisions de santé publique. En gros c’est le vendeur de medicaments qui veut devenir expert…. on voit deja le conflit d’interet.
Apres novartis et ses 70 millions de doses de vaccins grippes vendus à la france sur un an, on peut d’ores et deja deviner quels seront les vaccins les plus efficaces pour lutter contre les zoonoses 🙂

Lu sur la Newsletter de La Tribune Auvergne Rhône Alpes:
Sur le papier, Lyon possède tous les atouts pour s’imposer en la matière. Elle a vu naître, il y a plus de deux siècles, la première école vétérinaire au monde. Une création qui a donné lieu à la constitution d’un écosystème fort : de l’institut Mérieux, l’un des premiers dédiés à la production de vaccins, à l’installation du centre de recherche sur les virus (laboratoire P4) ou du pôle mondial de surveillance et d’alerte pour les maladies infectieuses de l’OMS. Au final, toute la chaîne de valeur y est représentée. Restait à le faire savoir et à continuer de l’enrichir en attirant de nouveaux acteurs.
« Cette approche multidisciplinaire fait écho à plusieurs de nos programmes. Ce type de partenariat est un facteur de succès », abonde Monique Éloit, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), qui se dit d’ores et déjà intéressée pour être associée au développement de ce hub.
« Nous souhaitons mettre en place des formations transdisciplinaires et internationales. Nous avons d’ores et déjà lancé le recrutement de la personne titulaire de la chaire afin de lancer notre master international à l’horizon 2022 », détaille Érick Lelouche, le président de Boehringer Ingelheim France, qui s’est engagé à investir environ 500 000 euros (sur 1,2 million d’euros au total) dans ce projet.
« Les industriels ont des besoins de recrutement importants. On assiste à une montée en puissance des métiers de la biologie et de la santé vétérinaire. Il est nécessaire de créer un vivier d’expertise et de compétences diverses, par la chaire comme par les formations en apprentissage et en alternance, pour servir les grandes et les petites entreprises », insiste-t-il.

A l’occasion du forum économique de Davos, l’ONG Oxfam publie un rapport décapant.
2016 : « La fortune des 1 % les plus riches dépasse celle des 99 % restants. »
2017 : « 8 milliardaires possèdent autant que la moitié de la planète ».
2018 : « Les plus riches se sont adjugé 82 % de la richesse mondiale ».
2019 : « Les 26 plus riches détiennent autant que la moitié de l’humanité. »
2020 : « 2 153 personnes possèdent plus de richesses que 60 % de la population mondiale. » Qu’importe si, d’une année sur l’autre, les données ne se recoupent pas toujours. L’important est de choquer pour mieux faire passer le message de l’organisation, selon laquelle les services publics pourraient être financés si on taxait davantage les ultra-riches.
Mais qui et combien sont-ils, ces ultra-riches ? C’est là qu’une plongée dans la tambouille statistique concoctée par l’ONG vaut le détour. Jean-Luc Mélenchon, par exemple, l’un des premiers à s’indigner après la publication du rapport, figure lui-même tout au sommet de la pyramide : il fait partie des 1 % d’êtres humains les plus riches de la planète.
Il est intéressant de voir où Jean-Luc Mélenchon se situe dans la pyramide des richesses relayée par Oxfam. Au sommet ! Car, selon la méthodologie retenue par l’ONG et le Credit Suisse, on entre dans le club très fermé des 1 % les plus riches à partir de 1 million de dollars de patrimoine… Ce qui équivaut au patrimoine déclaré par le leader de La France insoumise dans sa déclaration de ressources transmise à la HATVP en 2017.

Publié le 21/01/2020 dans le magazine Le Point >>

Le Bitcoin est une cryptomonnaie.L’idée fut présentée pour la première fois en novembre 2008 par un groupe de personnes, sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto1,2.
Le G20 considère que le Bitcoin est un « crypto-actif » qui ne remplit pas le rôle d’une monnaie. Le terme « crypto-actif » fait alors référence à « des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs les acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale ».
La volatilité semble décourager les chercheurs d’emploi potentiels.« On peut raisonnablement supposer que si le bitcoin chute encore de façon spectaculaire, il y aura moins de compétition entre chercheurs d’emploi dans la blockchain que si le bitcoin connaissait une forte augmentation ». Libra est un projet de cryptomonnaie et de monnaie virtuelle initié par Facebook. La monnaie serait gérée par une fondation sans but lucratif dont Facebook ne sera qu’une des organisations cofondatrices. Le projet Libra, devrait être lancé en 2020
                                                                                  BITCOIN ou LIBRA ?  >>