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Jean-François Dortier, fondateur de la revue « sciences humaines » a réussi ce que je croyais impossible : presque arriver à me convaincre que les sciences humaines sont vraiment des sciences…
je suis même abonné à cette revue depuis trois ans !
Bien que je sois loin de partager toutes les idées plus ou moins écolo-incongrus du dernier numéro hors-série de mars 2020 consacré au thème « quelles villes pour demain ? », celui-ci tombe particulièrement bien dans ce mois des élections municipales en France ! Le passage ci-dessous est un extrait à peu près raisonnable de ce numéro…
Densité :
Pour vivre mieux, vivons serrés ? L’idée répandue selon laquelle une forte densité de population en ville permet de gagner en durabilité en limitant le recours aux modes de transport individuel, en réduisant la consommation d’énergie, ou encore en diminuant les prix de l’immobilier est à nuancer. Effectivement, une forte densité a des effets positifs sur l’environnement mais peut aussi avoir des conséquences plus perverses : à force d’entendre les cris d’un voisin de palier braillard à travers des murs fins comme du papier de cigarette, la tentation peut être grande d’aller se mettre au vert pendant les week-ends. Or, cela entraîne des déplacements pendulaires (allers-retours entre l’espace urbain et ses à-côtés) importants, nocifs pour l’environnement. Autre effet indésirable, certains s’éloignent de la ville pour vivre dans un milieu plus aéré. La faible attirance des populations pour un milieu densément peuplé est donc à prendre en compte afin de parvenir à une densité intermédiaire, à la fois respectueuse de l’environnement mais aussi des populations, ce qui engagerait ainsi un vrai processus de développement durable.

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C’est un film remarquable tant pour l’histoire que pour l’interprétation de Fabrice Luchini qui vient de ressortir sur une chaîne de télévision, ces dernières semaines. Personnellement je lui mets trois-étoiles et mon César à moi

Alain Wapler, PDG d’une grande entreprise, est un homme qui ne vit que par et pour son travail. Il est victime d’un accident vasculaire cérébral qui lui cause de graves troubles de la parole. A cause de cette aphasie, Wapler inverse les mots. Par exemple, il utilise systématiquement le mot « Au revoir! » à la place de « Bonjour! », et inversement, « Bonjour! » au moment de partir. Au bout de deux mois d’efforts il parvient pourtant à reprendre le boulot, aidé par la prise en charge de Jeanne, une jeune orthophoniste. Malgrés tout il sera viré de son poste de PDG.
L’histoire s’inspire du livre « J’étais un homme pressé : AVC, un grand patron témoigne » de Christian Streiff, ancien PDG d’Airbus et de PSA Peugeot Citroën, dans lequel il raconte son accident de santé, puis sa lente reconstruction physique.

Le fait que l’auteur et principal personnage de l’histoire soit un homme, certes malade, mais ayant le tort d’être très riche, explique probablement que la critique française ait cherché à tout prix à démolir ce film à sa sortie…
Les Inrockuptibles évoquent « une parfaite déclinaison cinématographique de la rhétorique macronienne »
Le Masque et la Plume de France Inter détruisent totalement le film… « Pitoyable et médiocre », selon Sophie Avon qui déplore la surexploitation des jeux de mots. « Fabrice Luchini tue le film », selon Pierre Murat qui reproche à l’acteur d’être « toujours écrasant ». Xavier Leherpeur considère même que le film est « écrit avec les pieds et monté n’importe comment ». Jean-Marc Lalanne, quant à lui, est « désolé pour la carrière de Fabrice Luchini »
Ces critiques nauséeuses, politiquement orientées sont à cent lieux de la qualité du film…
Si le film repasse ou si vous le trouvez sur Internet ou en DVD, ne le ratez surtout pas, il merite *** et vous passerez un excellent moment.

Voici les récits que racontent les chiens quand le feu brûle clair dans l’âtre et que le vent souffle du Nord. La famille alors fait cercle autour du feu, les jeunes chiots écoutent sans mot dire et, quand l’histoire est finie, posent maintes questions dont la principale :
« qu’est-ce que l’homme ? »… L’homme n’existe pas… il ne s’agit que d’une légende fort ancienne…
j’ai lu ce livre prophétique dans mon adolescence des années 60. Au cours des huit contes qui composent l’ouvrage, on apprend que le développement technologique a permis à l’espèce humaine de se déplacer très loin et très vite, à utiliser des moyens de télécommunications sophistiquées qui rendent les rencontres physiques inutiles ainsi que des robots qui produisent de l’énergie atomique et des cultures industrielles. Les villes sont devenues inutiles et ne sont habitées que par des vieillards alors que les nouvelles générations migrent vers les autres planètes du système solaire., À quelques exceptions près comme Webster ou Jenkins qui vivent dans un monde peuplé de robots et de la fraternité des bêtes, une nouvelle civilisation contrôlée par les chiens.
Au bout de quelques milliers d’années, les êtres humains ne sont plus que des mythes fondateurs qui peuplent les histoires de la culture canine…
j’ai essayé de faire lire ce petit chef-d’œuvre à mes petits-enfants âgés de dix-sept et quatorze ans, sans aucun succès… ils sont beaucoup trop occupés à échanger avec leurs copains et leurs copines via des Smartphones et des tablettes.
En 2012, le philosophe Michel Serres a écrit un essai intitulé « Petite Poucette » où il réfléchit sur l’évolution d’une nouvelle manière de vivre ensemble avec les technologies numériques. Il me semble d’un incurable optimisme…
Je suis client régulier  du système de vente en ligne depuis cinq ans.
Ce livre est passionnant, à la fois effrayant et interrogatif.
Bien entendu l’auteur est plutôt procureur qu’avocat. Mais Amazon se défend  bien tout seul.
L’ouvrage  est très bien documenté et s’appuie sur des faits récents (été 2019).
A 72 ans, je laisse à mes descendants le soin de se débattre seuls avec ce monstre commercial.
Mais je pense que toute personne intellectuellement capable en 2019,
candidat à un poste de responsabilité ou personnalité politique, commerciale, scientifique, enseignante… ne peut se dispenser de la lecture complète de ce bouquin. Il me semble que ce sujet devrait être débattu dans les classes des lycées au rayon philosophie.
L’alternative étant pour tout un chacun de se faire embaucher dans la secte « Amazon » et de porter allégeance à son gourou : Jeff Bezos
À moins que Brutus s’en prenne à César-Bezos. Le nécessaire est en vente en ligne. Courage!
J’ai acheté le livre sur Internet. Il est vendu sur le site d’Amazon ! Mais j’ai fait l’effort d’aller sur une coopérative de libraires français : bien qu’en France le prix des livres neufs soit régulé, je l’ai payé plus cher à cause des frais de port  et j’ai attendu une semaine alors que Amazon l’aurait livré en 48 heures.
J’ai voulu poster ce commentaire sur le site  d’Amazon mais il a été « modéré » (c.a.d. refusé)