Comment ?

Les tests diagnostiques pratiqués actuellement pour détecter la présence d’un virus dans l’organisme, consistent à rechercher dans l’organisme des molécules appartenant au virus (ARN). Ils sont indiqués pour des études épidémiologiques (sur un nombre déterminé de personnes choisies comme dans un sondage d’opinion), pour établir la cause de symptômes inquiétants présentés par un malade ou bien pour confiner du personnel soignant devenu contagieux. Ces tests ne présentent aucun intérêt au niveau individuel sur des personnes en bonne santé apparente ou légèrement malade.

Dans ce cas :

–   soit le test est positif et ne permet pas de prévoir si le patient va guérir spontanément ou développer des complications graves. On pourrait évidemment envisager de dépister l’ensemble de la population afin de dépister les porteurs sains pour les cloîtrer complètement afin d’éviter les contaminations de voisinage comment on met au trou un prisonnier potentiellement dangereux.

–   soit le test est négatif au jour J et c’est faussement rassurant car le sujet peut être contaminé dans un court délai après le prélèvement (par une infirmière contagieuse par exemple) et tomber malade avec un test qui sera positif s’il est répété 24 heures plus tard.

La sérologie est une technique complètement différente, consistant à chercher à savoir si le système immunitaire d’un individu a réagi vis-à-vis du virus avec lequel il a été en contact pour être capable de le détruire en fabriquant des anticorps. C’est une réaction comme la cuti pour la tuberculose. Mais ce n’est pas toujours une garantie de guérison car la maladie peut continuer à évoluer par exemple la primo-infection évoluant vers une tuberculose secondaire, la syphilis non traitée, le VIH et des hépatites virales qui peuvent aussi rester contagieuses avec une sérologie positive.

Mais si un bon nombre de microbes restent résistants aux anticorps fabriqués par le sang, beaucoup de maladies infectieuses guérissent grâce à cette réaction immunitaire spontanée ou induite par la vaccination : c’est le cas de la diphtérie, du tétanos, de la polio, d’un bon nombre de type de grippes et de Cornaro-virus. On recherche alors ces anticorps dans le sérum de la personne concernée pour savoir si elle est protégée dans l’avenir et ne risque plus d’être contagieuse vis-à-vis de son voisinage, ce qui permet de lever son isolement ou le confinement. Toutefois ces micro-organismes peuvent muter dans la bonne mère nature et la biodiversité leurs permet de recréer des nouvelles souches contagieuses, d’où l’intérêt du suivi épidémiologique et de l’adaptation régulière des vaccinations (exemple de la grippe H1N1)

Les sérologies sont donc collectivement des moyens plus intéressants de combattre une épidémie. Elles permettent les mises au point de vaccins efficaces n’en déplaisent à nos congénères pusillanimes antivaccins qui deviennent eux-mêmes des dangers pour la collectivité et devraient être considérés comme coupable de coups et blessures (in)volontaires.

Des informations récentes permettent d’espérer une mise au point rapide d’une sérologie du COVID-19 qui permettra de mieux cerner les conduites à tenir face à cette épidémie.

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