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Mercredi 30 SEPTEMBRE 2020

La « faiblesse de croire » des Marseillais

— Olivier Véran ministre de la santé samedi 25 Septembre en visite à Marseille

Une vraie problématique se pose désormais dans les hôpitaux marseillais. « On est à saturation, se désole Laurent Zieleskiewicz, chef adjoint du service de réanimation de l’hôpital Nord de Marseille. Le nombre de patients en réanimation atteints du Covid a été multiplié par 20 en un mois. On tourne à 90 % de remplissage. On arrive à la limite de l’optimisation »

« Tout le week-end, on n’a fait que remplir, témoigne Sabine Valéra, infirmière en réanimation à l’hôpital Nord et présidente de la fédération des infirmiers en réanimation. On a aujourd’hui une unité pleine et on a dû en ouvrir une autre. Et comme on manque de personnel médical et paramédical, on se le partage avec un autre service. On essaie de faire des réajustements au jour le jour. »

A Marseille, a détaillé Olivier Véran  c’est « un lit sur deux (…) qui n’est pas disponible pour d’autres malades ». « On ne peut pas prendre le risque que les Marseillais ne puissent pas suivre leur traitement contre le cancer, qu’ils ne puissent pas se faire opérer »

En concertation avec les élus marseillais ce samedi  : les bars et restaurants fermeront dimanche soir. Dans sept jours, après une nouvelle analyse des indicateurs, si la situation s’améliore nettement, nous en tiendrons compte. Sinon, la fermeture sera prolongée de sept jours.

Jean-Marie Bigard, un soi-disant humoriste ami de Dieudonné,   lance un appel à la désobéissance et insulte Olivier Véran

« Et les amis, j’ouvre le journal et regarde la gueule de ce connard, tu l’as vu ? Olivier “Véreux” », commence-t-il en préambule de sa diatribe contre l’homme politique. Le « tour de vis supplémentaire » décidé par le gouvernement a fâché au plus haut point Jean-Marie Bigard.

C’est la fermeture annoncée des bars et des restaurants à Marseille qui l’a fait sortir de ses gonds.

Il rappelle qu’il ne risque pas grand chose : « Insultes publiques, c’est pas grave, c’est 500 euros, je peux dire autant de fois enculé que je veux, c’est toujours 500 euros »

Marseille « est entre les mains d’un fou », estime le philosophe et journaliste Raphaël Einthoven

« La ville entière est entre les mains d’un fou depuis des mois, qui raconte n’importe quoi, qui survend une molécule qui ne fonctionne pas… », dit-il en évoquant le professeur Didier Raoult. « J’ai le sentiment de voir une métropole mise sous hypnose par un druide qui leur dit n’importe quoi et qui est confrontée aujourd’hui à la réalité d’une pandémie qui augmente. Tout ça parce que les gens ne font pas attention, parce qu’ils se croient magiquement protégés. » Pour Raphaël Enthoven, le microbiologiste n’est autre qu’un charlatan ayant ensorcelé la ville de Marseille. Il y a quelque chose de l’ordre du savant fou dans la représentation collective.Dans son roman intitulé « Le temps gagné vient de sortir », paru cet été, il va même jusqu’à le surnommer « Panoramix ». « Ce n’est pas du délit de faciès, au contraire c’est plutôt un délit de bonne gueule pour le coup », tient-il à préciser. « Il y a quelque chose de l’ordre du savant fou dans la représentation collective […] Et puis le druide c’est l’antiscience, c’est celui qui brandit ses formules magiques, qui brandit ses diplômes, qui brandit une autorité absolue et ensuite, vous ne pouvez pas comprendre ce qu’il raconte », poursuit l’essayiste qui dit se passionner par la « faiblesse de croire » dont font preuve les Marseillais.

   Quant aux élus marseillais, Raphaël Enthoven n’est pas plus tendre avec eux. « Je pense que les élus marseillais font de la démagogie », assène-t-il.

« Va-t-on sacrifier l’éducation de nos enfants à la santé de leurs grand-parents ? »

André Comte Sponville s’inquiète de la durée des mesures sanitaires, comme le port du masque, et s’interroge quant au sort des jeunes générations.

Au printemps déjà, il mettait en garde contre l’obsession sanitaire face au coronavirus.

Je n’ai pas peur de la Covid-19, assure le philosophe, il faut relativiser le nombre de morts de la Covid-19 par rapport aux morts liées à d’autres maladies.

André Comte-Sponville invite également à « prendre du recul » en lisant Montaigne, qui a connu l’épidémie de peste en 1585 et les guerres de religions. Il cite le philosophe du XVIème siècle : « Ce dont j’ai le plus peur, c’est la peur ».

Le philosophe dénonce ainsi le risque de ce qu’il appelle le « pan-médicalisme » : « une société qui fait de la santé la valeur suprême et qui tend à déléguer au médecin la gestion de nos maladies, mais aussi de nos vies et de nos sociétés ». Il conclut : « Dans deux siècles, j’espère qu’on aura oublié cette pandémie, mais qu’on lira encore Montaigne. »

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