Entretien avec Sylvie, Lucie et Pierre Lacombe : Bientot 10 ans à Morette !

31 JANVIER 2020

Origine de la famille :

Sylvie origine iséroise née en 72, Pierre franco-italien né en 71, Leur fille Lucie est née en 98, Une seconde fille, Claire, absente aujourd’hui est née en 99.

Sylvie a fait des études de psychologie et est devenu assistante maternelle après la naissance de ses enfants.

Pierre a passé un BTS de travaux publics.

Lucie est actuellement en troisième année de psychologie à St Martin d’Hères. Elle adore écrire et nous a confié un de ses nouvelles qu’on peut lire ici

Claire prépare un concours pour être éducatrice de jeunes enfants à Lyon

Les deux sœurs viennent régulièrement passer des week-ends à Morette.

En 2011, Leur famille a déménagé pour être propriétaire à moindre coût qu’en ville.

 Ils ont acheté le terrain sur le lotissement où ils habitent et fait construire leur maison. Auparavant ils habitaient à Saint-Égrève.

Pour aller au collège et au lycée, les deux filles utilisaient les bus scolaires.

Lucie a bien aimé quitter une zone urbaine pour la campagne mais ça été difficile au point de vue transport.

Sa sœur a beaucoup moins aimé et même fait une petite dépression. Cela s’est arrangé en allant en internat.

Pierre a travaillé dans ancienne papeterie de Renage. Ce qui lui a permis de connaître les environs dont Morette. 

Vue par Sylvie

Au début Sylvie n’était pas enthousiasmée à l’idée d’habiter Morette, se sentant un peu isolée et toujours le problème de transport et de l’absence de commerce de proximité.

Finalement elle a trouvé du travail d’assistance maternelle et grâce à Georges Pelletier, le maire de l’époque, elle a fait rapidement des connaissances de voisinage. Daniel qui s’occupe de la ferme de l’autre côté de la route ,les a aidés à amener l’eau sur leur terrain au moment de la construction.

En tant qu’ Assistante maternelle Sylvie est complètement indépendante de la mairie ou d’une association, comme les autres Assistantes maternelles de la commune.

Sylvie a été marquée par le changement à la mairie en 2014 car la nouvelle élue n’était pas aussi conviviale que le maire précédent. Au début elle lui semblait assez ouverte mais elle s’est refermée rapidement t les relations de la maire avec les concitoyens sont devenues purement administratives.

Cela s’est traduit par la rareté des bulletins d’ informations au fil du temps.

D’un autre côté, le renouvellement de certaines familles a amené de jeunes enfants qui lui a donné du travail d’ Assistante maternelle. Et maintenant elle s’occupe de cinq ou six enfants. Elle les garde chez elle mais cela développe le contact social avec les parents et c’est bien agréable.

Le point de vue de Lucie

lorsque la famille a emménagé elle est rapidement devenue copine avec trois autres filles du voisinage qui avaient à peu près son âge. Elles allaient au collège ensemble et a fait de nouvelles connaissances à Tullins. A Morette, Elle a ressenti un manque de lieu particulièrement adapté aux adolescents, d’autant que la salle commune était difficilement accessible pour eux. (Pas pour les randos et le vélo !!!)

On peut espérer que cela va changer avec la nouvelle municipalité lorsque les travaux seront terminés.

 Lucie, contrairement à la doctrine écolo, n’est pas très favorable à la densification des constructions dans le village et souhaiterait que les terrains communaux puissent être conservés et aménagés pour les enfants.

Pour Pierre

Le voisinage c’est sûrement comme partout, il y a des gens avec qui on s’entend mieux que d’autres mais sans problème majeur. Les voisins ont organisé un repas lors de leur venue, ce qui a permis de lier connaissance avec beaucoup.

Après il est sûr que partant le matin et rentrant le soir pour travailler, il a peu d’occasion de rencontrer ce voisinage. Parfois des apéritifs permettent de se voir.

Il apprécie également les balades par beau temps qui lui permet de rencontrer des gens.

Quels événements locaux ponctuels les ont marqué ?

Certainement le décès de Gérard, un fermier voisin.

Sylvie de son côté a été marquée par la fermeture du restaurant et le décès de Madame Debernardi, sa propriétaire. Elle a souvent pu discuter avec elle, mais elle avoue n’avoir jamais pu y aller manger. ( ?!)

C’est vrai qu’ils aimeraient bien qu’un bistro ou une épicerie puisse revivre mais ça leur paraît matériellement difficile pour ne pas dire impossible. Peut-être le week-end ?

La famille ne participe pas aux associations mais serait peut-être intéressée s’ils disposaient de plus de temps !

La fête au village annuelle était une bonne chose mais difficile à organiser par les bénévoles. il y a aussi dans l’été un apéro organisé le dimanche dans le cadre de l’association de sept collines.

Sylvie adore les vaches, les chevaux les chèvres, les poules, les canards mais est absolument terrifiée par les oies !

Un problème à long terme qui peut se poser dans l’avenir, c’est leur vieillissement et l’isolement dans un petit hameau.

Dans l’avenir, le couple est favorable à une fusion des communes voisines comme celle de Cras et de Polienas. Ça aiderait peut-être le développement de nouvelles activités.

Pour les plus anciens habitants, c’est le désir de rester proche de leur clocher qui domine.

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