Center Parcs abandonne son projet à Roybon, bloqué par de multiples recours-

Par AFP 08 juil. 2020 à 22:06 | mis à jour le 13 juil. 2020 
 

Le groupe Pierre et Vacances a annoncé ce mercredi l’abandon de son projet de domaine Center Parcs à Roybon (Isère), bloqué par de multiples recours et d’interminables procédures judiciaires depuis son lancement en 2007, et dont le terrain est occupé par des «zadistes».

Le projet, d’un montant de 390 millions d’euros, prévoyait la construction dans la forêt de Chambaran de mille cottages, de commerces et de restaurants autour d’un espace aquatique, sous la forme d’une bulle transparente maintenue à 29 degrés avec piscines, toboggans et jacuzzis.

«Depuis plus de dix ans, des procédures judiciaires contestant les autorisations administratives ont fait obstacle à la réalisation du projet. L’autorisation de défrichement, indispensable à sa réalisation, étant devenue caduque, et l’accès du site étant bloqué par des « zadistes » occupant illégalement le terrain depuis 2014, Center Parcs a décidé de se retirer de ce projet», a déclaré le groupe.

« Pas de gaité de cœur »

Pierre et Vacances-Center Parcs, qui insiste sur son «engagement en faveur d’un tourisme responsable et durable», met en avant le fait que le projet de domaine «a reçu un soutien constant de toutes les collectivités locales pour ses qualités environnementales, ses retombées en termes d’emplois et de revenus, et sa capacité à revitaliser et à rééquilibrer le territoire».

«Ce n’est pas de gaîté de cœur» que le groupe jette l’éponge, a commenté Gérard Brémond, président et fondateur de Pierre et Vacances, qui compte à ce jour 25 Center Parcs en Europe, constitués de cottages immergés dans des domaines forestiers.

«Mais on était dans une impasse, c’était devenu inextricable entre l’occupation du site, les changements de réglementations, les autorisations pour les permis de construire, pour le défrichement, la loi sur l’eau, la préservation des espèces, et les lenteurs de la justice dans les différents stades, la cour d’appel, le tribunal administratif, le conseil d’Etat. Tout cela se superposait, c’était interminable», a-t-il résumé.

Les recours déposés par les opposants au projet –principalement des associations de défense de la nature et de protection du milieu aquatique– se sont succédé depuis 2010, dans une alternance de revers et de victoires pour Center Parcs.