La peste de Marseille de 1720 est la dernière grande épidémie de peste.

Elle fut propagée à partir du Grand-Saint-Antoine, un bateau en provenance du Levant.

Pour la première fois en France, l’Etat prend les pleins pouvoirs pour maîtriser une crise sanitaire due à l’insouciance locale.

Lorsque la peste s’abattit sur Marseille, au début de l’été 1720, on ne la reconnut pas.» Cette remarque d’un chroniqueur du temps, choqué par les 50 000 morts qui s’ensuivirent en quatre mois d’épidémie incontrôlée, soit près de la moitié de la population de la ville regroupée autour du Vieux-Port, témoigne d’un important changement de sensibilité dans la France de l’Ancien Régime. Le fatalisme face à la maladie ne semble en effet plus de mise, car cette chronique sous-entend que les symptômes de la peste auraient dû être reconnus dans un pays doté d’un Etat moderne et qui se pique d’être à la pointe de la médecine.

Une série de négligences et de petits arrangements sont à l’origine du dernier grand épisode pesteux que va connaître la France. D’abord, la vigilance a baissé dans un pays épargné depuis un demi-siècle : la maladie avait presque disparu de la mémoire collective. Ensuite, le système de prévention a été pris en défaut, alors qu’il n’aurait pas dû l’être. Marseille, principal port français, ayant le monopole du commerce avec les Echelles du Levant et tous les ports de l’Est méditerranéen, de Smyrne à Alexandrie, était en effet pourvu de défenses a priori efficaces : un bureau sanitaire de 40 permanents chargés de l’inspection des navires, 16 intendants de santé nommés par la municipalité, un premier contrôle de tous les bateaux voulant entrer à Marseille sur l’île de Pomègue, renforcé par une mise en quarantaine pour tous les suspects sur l’île de Jarre.

Le navire qui apporte la peste à Marseille vogue en ce mois de mai 1720 depuis Saïda, au sud de Beyrouth, chargé de cotonnades, de laines de Damas et de cendres du Levant servant à la fabrication du savon. C’est le Grand-Saint-Antoine, propriété de l’armateur Jean Chaud, confié pour la navigation à son beau-frère, Jean-Baptiste Chataud. Mais la cargaison elle-même a été achetée par Jean-Baptiste Estelle, grand marchand qui n’est autre que le premier échevin de la ville, la plus haute fonction municipale à Marseille. Le Grand-Saint-Antoine doit accoster fin mai début juin, et les 600 balles de tissus sont destinées à la foire annuelle de Beaucaire, qui ouvre le 22 juillet. Pour Estelle, l’enjeu est important, et il va tout faire pour que la précieuse cargaison arrive à bon port dans les délais. Sûrement trop en faire.

Pourtant, l’inquiétude règne à bord du navire marchand. Sept matelots et le chirurgien de bord sont morts coup sur coup. A Livourne, un médecin monté à bord a diagnostiqué une «fièvre pernicieuse». Or la peste est à Damas et le Grand-Saint-Antoine navigue avec des voiles et des cordages récupérés sur un vaisseau anglais pestiféré. Deux éléments que l’équipage ignore à cet instant. Devant Marseille, fin mai, le bateau est orienté après inspection vers la quarantaine sur l’île de Jarre. Un matelot y meurt encore, mais aucun médecin n’y voit la peste. Et le capitaine Chataud minimise l’hécatombe du voyage. Si bien que le 14 juin, les voyageurs du bateau sont autorisés à circuler, et les textiles de même. La foire de Beaucaire s’annonce, l’intérêt des marchands prime sur la prudence. Facteur aggravant, quelques balles de cotonnades sont volées et immédiatement dispersées dans la vieille ville.

Mensonges des autorités locales

Ce sont ces fragments de coton qui vont porter la peste au coeur de la cité marseillaise. Le 20 juin, dans une rue étroite proche du Vieux-Port, meurt une femme porteuse d’un charbon sur la lèvre, signe incontestable de la peste. Puis lui succèdent un mousse, deux portefaix, un commis, un tailleur, son épouse et deux miséreuses «avec bubons». Dès lors, malgré l’évidence, la ville – ses autorités politiques et médicales – va relativiser la maladie et tenter de contenir l’information. Le 9 juillet, tout en faisant discrètement murer une maison où vient de mourir une famille entière, le conseil de ville décide encore de masquer sciemment la vérité : «La santé est bonne en cette ville, annonce une proclamation officielle placardée partout dans Marseille. Mais il y a contagion dans nos infirmeries, lesquelles sont séparées de la ville.»

Et ce n’est que le 23 juillet, plus d’un mois après le premier cas repéré, et une fois la foire de Beaucaire ouverte, qu’un mouvement de panique s’empare de la cité. Les premières mesures sanitaires sont alors prises dans l’urgence. Les médecins officiels tentent d’isoler les malades au lazaret de la Joliette, au nord de la ville, et font enterrer les cadavres de nuit, recouverts de chaux vive, laver les rues, évacuer les ordures et les fumiers, fermant les galères, les prisons, l’arsenal et les forts. Autant de mesures utiles, mais tardives. Et surtout symboliquement réduites à néant par les départs massifs des plus riches, environ trois cents familles, qui fuient la peste en s’installant dans leurs villégiatures, près d’Aix. Les échevins Estelle et Moustier ont beau visiter à cheval les quartiers contaminés, près du port, ou l’évêque de Belzunce faire dire des prières dans toutes les églises, la population a le sentiment d’avoir été trompée et lâchée par les élites marseillaises.

Le régent Philippe d’Orléans prend les choses en mains

C’est pourquoi cette population tourne alors ses espoirs et ses demandes vers l’autorité de l’Etat. Qui va, pour la première fois en France, s’arroger le pouvoir d’une véritable politique sanitaire d’urgence : il s’agit de contrôler la situation à Marseille, en passant au-dessus des autorités locales, l’appel à la seule providence divine s’avérant désormais insuffisant pour conjurer une épidémie de peste. Le 31 juillet, le procureur du roi, Pichetty de Croissainte, entre de plain-pied dans la crise en rétablissant l’autorité centrale sur la ville : 3 000 mendiants sont éconduits après avoir été sanitairement contrôlés, et 800 «gueux» enfermés à l’hôpital de la Charité.

Marseille, coupée du monde, est ainsi peu à peu directement contrôlée par le roi, et assainie par les grands moyens. Le marquis de Vauvenargues, premier procureur royal, fait débarquer au port, sous l’étroite surveillance de l’armée, 26 000 litres de froment, nourriture qui commence à manquer. Puis il fixe un maximum des denrées et des salaires, mesure économique d’exception. Alors que 500 à 1 000 personnes meurent chaque jour au cœur du mois d’août 1720, le duc d’Orléans, régent de France pendant la minorité du futur Louis XV, accorde un premier crédit d’Etat de 100 000 livres. Il envoie sur place ses deux médecins personnels, Chicoyneau et Verny, pour coordonner la politique sanitaire, avec comme première mesure spectaculaire le creusement de fosses de 43 mètres de long, 16 de large et 5 de profondeur. Enfin, une troupe royale de 240 soldats intervient, pourvue de quatre médecins et chirurgiens du roi, sous le commandement du chef d’escadre De Langeron, nommé par le régent avec les pleins pouvoirs – contre l’avis du parlement d’Aix et des échevins de Marseille.

Cette troupe entreprend un énergique nettoyage de la ville, détruisant l’esplanade de la Tourette où 2 000 corps se décomposent depuis trois semaines, récupérant 10 000 cadavres de chats et de chiens surnageant dans le Vieux-Port, et brûlant le tout. Le 26 septembre, on passe par le feu le bateau propagateur du mal, le Grand-Saint-Antoine, tandis que la chasse aux mendiants et pillards bat son plein, les jugements et les pendaisons se multiplient. L’ordre et la santé reviennent peu à peu dans la cité provençale, mais celle-ci a renoncé à toute prétention d’autonomie. Couronnant cette reprise en main, le jeune prince et futur Louis XV fait don de 225 000 livres à la ville en octobre 1720. Désormais se conjuguent en France une exigence de protection contre les grands fléaux et une politique sanitaire d’Etat qui font du roi, non seulement le guérisseur miraculeux et occasionnel des écrouelles lors du sacre, mais le premier médecin de son royaume. Le roi est davantage comptable de la santé de ses sujets et, lors de ces alertes, il devra non seulement établir une politique sanitaire mais veiller au maintien de l’ordre.

Voir aussi : https://francearchives.fr/fr/article/219900602

 

Jusqu’où va se nicher le politiquement correct ? Visiblement il n’a pas de limite et touche le territoire sacré de la littérature. Dernier coup en date : le fameux best-seller d’Agatha Christie, Dix petits nègres, plus de 100 millions d’exemplaires vendus, sera « débaptisé ». Le nouveau titre ? Ils étaient dix…

Le pire, si l’on ose dire, est que la décision vient de l’arrière-petit-fils d’Agatha Christie, James Prichard: « Quand le livre a été écrit, le langage était différent et on utilisait des mots aujourd’hui oubliés… Ce ­récit est basé sur une comptine populaire qui n’est pas signée Agatha Christie… » La comptine en question est… Dix petits ­Indiens !

James Prichard ajoute : « Mon avis, c’est qu’Agatha Christie était avant tout là pour divertir et elle n’aurait pas aimé l’idée que quelqu’un soit blessé par une de ses tournures de phrase… Aujourd’hui heureusement, nous pouvons y remédier sans le trahir tout en étant acceptable pour chacun… » Le titre original de 1938 est Ten Little Niggers.


Autant en emporte le vent film de V. Fleming 1939
Olympia d’É. Manet Peinte en 1863 musée d’Orsay à Paris

En France, Blaise Cendrars a subi le même sort, son livre, publié en 1929, ­Petits contes nègres pour les enfants des Blancs avait été jugé « négrophobe » lors d’une réédition et d’une exposition à la BnF. Il n’y avait rien de raciste dans le texte. Faudrait-il, alors, « débaptiser » l’émouvant film d’Euzhan Palcy, Rue Cases-Nègres (Lion d’Argent et César du meilleur premier film) ? Faudrait-il changer le titre du subtil et truculent roman de Dany Laferrière, qui sera réédité le 3 septembre, Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ? Et une grande partie de l’œuvre d’Aimé Césaire, chantre de la négritude, et qui se qualifiait comme « nègre universel » ? Les exemples sont nombreux (La Revue nègre, Neg Marrons…), et si l’on s’attaque aux titres, pourquoi ne pas scruter le contenu des textes ? Et pourquoi seulement le mot « nègre » ? (François Busnel, « La Grande Librairie »)

La création de la Revue nègre est liée à l’émergence en France de la musique dite de jazz : celle-ci débarque à Paris quelques mois avant la fin de la Première Guerre mondiale via les jazz-bands composés de soldats américains et influence des musiciens comme Igor Stravinsky (Ragtime, 1919), des poètes comme Jean Cocteau, Guillaume Apollinaire ou Blaise Cendrars, des peintres, avant de se diffuser dans les dancings parisiens à travers la mode du charleston. D’autres styles sont révélés comme le Jazz Nouvelle-Orléans depuis Londres où Duke Ellington donna très tôt une série de concerts. D’autre part, au début des années 1920, les spectacles de music-hall et de cabaret se diffusent auprès d’un plus grand public. En 1921, on peut même parler d’une « négrophilie »2 : le prix Goncourt est remis cette année-là au Martiniquais René Maran pour Batouala, véritable roman nègre. La Revue nègre s’inscrit dans le contexte de la « folie noire », elle en est à la fois le produit et l’instrument de son amplification3.

La « Revue nègre » a pour cadre le théâtre des Champs-Élysées qui a déjà connu des heures de gloires et de scandales au moment de la période des Ballets russes (1913-1917) et cherche un second souffle. En 1925, André Daven, directeur artistique de ce théâtre parisien, se met en quête d’un nouveau type de spectacle. Son ami le peintre Fernand Léger qui a travaillé sur les Ballets suédois, au succès mitigé, est par ailleurs depuis longtemps marqué par l’Art nègre, tout comme ses complices Apollinaire, Picasso, Max Jacob et certains des premiers surréalistes : Léger suggère de créer un spectacle entièrement joué par des Noirs. Daven croise alors une américaine, Caroline Dudley Reagan (qui deviendra la compagne de Joseph Delteil), laquelle se met en quête pour Daven d’une troupe composée de Noirs. C’est à New York que Dudley, en véritable impresario, réussit à convaincre douze musiciens noirs dont Sidney Bechet, et huit choristes dont Joséphine Baker, soit vingt personnes en tout, de partir pour Paris, ville réputée pour sa libéralité.

L’esprit artistique de la revue est inédit, mêlant musique de jazz-band et chorégraphie originales, numéros burlesques, scénographie à décors mobiles devant lesquels le corps en partie dénudé peut s’exprimer sans vulgarité. On peut dire que ce spectacle constitue un événement au sens où, d’une part, il révèle pour la première fois en France une authentique « culture noire » détachée des pesanteurs colonialistes, et d’autre part, il permet à un genre d’essence populaire d’émerger en un lieu réservé aux expériences artistiques de type moderniste.

L’affiche promotionnelle est créée par le jeune affichiste Paul Colin, dont elle contribue à lancer la brillante carrière.

La première a lieu le 2 octobre 1925, Joséphine Baker passe en première partie. Dans la salle bondée, sont  présents Robert Desnos, Francis Picabia et Blaise Cendrars. Le succès est au rendez-vous.

L’été dernier à Rennes, l’installation d’urinoirs uniquement masculins dans la ville de Rennes avait indigné les victimes privées de pause-pipi à l’air libre.

Un des principaux obstacles à l’égalité homme-femme reste la manière de faire pipi, notamment en milieu urbain. Les femmes ne peuvent même pas se consoler en pensant à Vespasien qui a laissé son nom à une invention que tout le monde connaît et en avait fait une source de revenus en imposant les mictions masculines .

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George Brassens : Misogynie à part

Paris : la féministe Alice Coffin, élu(e) LBDG écologistes à la mairie de Paris avec une autre militante Raphaëlle Rémy-Leleu, a poussé à la démission l’adjoint à la Culture Christophe Girard, provoquant la colère d’Anne Hidalgo et suscitant une vague d’indignation.

« Le féminisme vaut bien mieux que ce qu’en font de petits opportunistes »

A réagi la journaliste et réalisatrice française Caroline Fourest, Caroline Fourest connaît trop bien la mécanique de l’indignation politique et médiatique qui a conduit à la démission de Christophe Girard, adjoint à la culture de la maire de Paris, mis en cause pour ses liens passés avec l’écrivain Gabriel Matzneff. Elle a disséqué le phénomène dans son dernier ouvrage, Génération offensée (éd. Grasset). « On fait passer des témoins pour des accusés, des abus de faiblesse pour des viols, et même parfois des innocents pour des coupables », s’indigne l’essayiste et réalisatrice. Christophe Girard a été auditionné en mars dernier dans le cadre de l’enquête visant Gabriel Matzneff. Entre 1986 et 1987, l’élu était secrétaire général de la Maison Yves-Saint Laurent, structure qui a apporté à l’époque un soutien financier à l’écrivain à la fin des années 1980, comme l’a rappelé le New York Times en février. En retour, ce dernier lui a dédié La Prunelle de mes yeux, journal qu’il a tenu pendant ses deux années. Plus précisément, la maison de couture a financé pendant ces deux années les frais de la chambre d’hôtel, à Saint-Germain-des-Prés, où il se remettait d’une opération des yeux. Dans ce même établissement, Gabriel Matzneff a régulièrement reçu Vanessa Springora, alors âgée de 15 ans. C’est cette relation, qu’elle décrit dans Le Consentement, qui lui vaut aujourd’hui d’être l’objet d’une enquête pour viol sur mineur.

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George Brassens : Concurrence déloyale…

Une plainte pour viol déposée contre Gérald Darmanin, l’actuel ministre de l’intérieur, par Sophie Patterson-Spatz, ancienne Call Girl qui s’appelle en réalité Olga Patterson,avait fait l’objet d’un non-lieu en 2018. La cour d’Appel de Paris a finalement décidé de relancer les investigations.

La plaignante serait entrée en contact avec M. Darmanin, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l’UMP, afin d’obtenir l’annulation de sa condamnation en 2004 pour chantage et appels malveillants contre un ancien compagnon. Elle  aurait pratiquée des faveurs sexuelles contre un coup de pouce resté sans suite ! Elle porte alors plainte pour harcèlement sexuel et abus de confiance.

La Cour de cassation a chargé en novembre 2019 la chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris de réexaminer la validité du non-lieu dont avait bénéficié en 2018 M. Darmanin. Un non-lieu intervenu après un premier classement sans suite décidé par le parquet dans la foulée d’une enquête préliminaire. Or si lors de cette investigation, Gérald Darmanin a été entendu, mais n’a pas été confronté à son accusatrice.

Elle est elle-même visée par une plainte pour dénonciation calomnieuse.

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« Adama est une victime et restera une victime ». C’est ce que répète sa sœur, la militante indigéniste Assa Traoré. Pourtant, la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi) a récemment révélé un rapport : Adama Traoré aurait violé son ancien co-détenu à la prison d’Osny en 2016, deux mois avant son décès.

Une Plainte pour viol est déposée par un individu de 23 ans à l’époque, pour des fellations à Adama Traoré qui le menaçait à l’aide d’une fourchette, détenu dans la même cellule à la prison d’Osny. Le jeune homme aurait confié ce drame présumé à sa mère, selon Le Point. Celle-ci aurait déclaré : « Dès que je l’ai vu, il s’est mis à pleurer. Je lui ai demandé ce qui se passait, il m’a répondu par deux fois : « Il m’a violé. » Je lui ai demandé qui ? Il m’a dit : « Mon ancien codétenu, Adama Traoré. » » L’enquête sur ces faits, du fait de la mort d’Adama deux mois plus tard, n’aura pas lieu. Le procureur de la République de Pontoise constate l’extinction de l’action publique pour cause de décès le 14 septembre 2016.

Une expédition punitive contre le plaignant. La plainte avait en tout cas été très mal reçue par Yacouba, un des frères d’Adama qui, en février 2017 avec un de ses amis, Mamadou K., avait mené une expédition punitive contre le plaignant, violemment tabassé. « Je voulais juste parler avec lui pour la rumeur sur Adama », se défendra-t-il à l’audience, avant d’être condamné à 18 mois de prison ferme.

Une  décision a bien été rendue dans cette affaire, non par la justice pénale, mais par la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi), qui siège dans chaque tribunal judiciaire et qui est composée d’au moins deux magistrats professionnels. Le 28 décembre 2018, le jeune codétenu d’Adama Traoré avait en effet saisi la Civi de Pontoise pour obtenir l’indemnisation de son préjudice, non seulement pour les faits d’agressions sexuelles qu’il dit avoir subis en mai 2016, mais aussi pour l’expédition punitive de février 2017.

Didier l’embrouille !

Le Principe de Peter est que tout employé compétent bénéficiera d’une promotion jusqu’à ce qu’il atteigne son niveau d’incompétence…

En cette fin du mois de juin le meilleur exemple est sans conteste Didier Raoult, directeur d’un institut financé par une fondation privée comme les fondations Vuitton, Pasteur ou Bill Gates… Cette fondation qui a le statut d’une association à but non lucratif reconnue d’utilité publique avait initialement pour but la formation médicale d’étudiants africains en particulier venant du Sénégal où est né Didier Raoult.

Mais La loi relative à l’enseignement supérieur de 2013 a supprimé ces structure. L’IHU Méditerranée Infection s’est orientée vers la recherche dans la lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, ainsi que les maladies émergentes (infections respiratoires et infections diarrhéiques).

En 2015, Didier Raoult ancien professeur hospitalier a quitté l’université pour devenir directeur de cette fondation dont le président est un médecin : la docteure Yolande Obadia, ce qui n’est jamais le cas d’un hôpital public où le président est le maire de la commune ( Jean-Claude GAUDIN à Marseille). la docteure Obadia était précédemment directrice de la fondation Infectiopôle Sud présidée par Didier Raoult. Le docteur Douste-Blazy, ancien ministre de la Santé est également membre du conseil d’administration. L’IGAS regrette en 2015 que « le management de la fondation et de l’ensemble du projet est tout entier dominé par Didier Raoult qui l’exerce selon un mode vertical fondé sur l’autorité et non sur la coopération et l’inclusion et selon un mode très centralisé, sans délégation ou presque. Toutes les décisions, scientifiques et non-scientifiques, remontent en pratique au professeur Didier Raoult qui décide selon des critères qui ne sont pas transparents pour un bon nombre des interlocuteurs de la mission. ».

Cet individu a publié dans le passé des résultats de recherche reconnues d’une valeur scientifique certaine. Mais comme le fait remarquer Roselyne Bachelot : « même un grand savant faire des erreurs ».

Bien que Raoult ne soit âgé « que » de 68 ans Rappelons De Gaulle : « la vieillesse est un naufrage ».Pour lui l’âge pivot ne se pose pas…

Ces derniers temps ce malheureux s’accroche à son traitement du COVID19 à base d’un antibiotique et d’un dérivé de la quinine comme une araignée sur sa toile. Toutes les études sérieuses à travers le monde ont démontré l’inefficacité de ce traitement qui a été suspendu partout à l’exception peut-être du Brésil avec le résultat qu’on connaît !

D’après le magazine L’Obs, Didier Raoult n’aurait pas digéré de ne pas être nommé, début mars, à la tête du conseil scientifique, finalement présidé par Jean-François Delfraissy. D’autant plus Didier Raoult est en froid avec le président du Comité national d’Ethique choisi par Olivier Véran et Emmanuel Macron. « Pour Didier Raoult, ce choix est une claque. Il connaît bien Jean-François Delfraissy, qu’il a fait rentrer au conseil d’administration de l’IHU, mais les deux hommes sont fâchés »

Selon Mediapart dans un article du 25 mars 2020 : Sa personnalité narcissique et querelleuse le conduit à des modes de communication contre-productifs (qu’on pourrait qualifier de trumpiens).

   Sa propension à vouloir s’afficher à contre-courant l’avait ainsi conduit fin janvier à proclamer que l’épidémie de Wuhan n’avait aucune importance.

   Puis il a repris à son compte l’affolement croissant pour proclamer, en l’absence de résultats confirmés, que l’hydroxychloroquine était un traitement à l’efficacité spectaculaire, et qu’il n’y avait rien de plus à attendre des études méthodiques préconisées par l’ensemble de la communauté scientifique internationale.

   Il est légitime d’informer la communauté médicale de résultats préliminaires encourageants, à la fois annoncés par certains chercheurs chinois et suggérés par sa petite étude. De même qu’en l’état actuel des choses, en l’attente des résultats fiables sur un traitement efficace, il est légitime que des médecins essaient sous surveillance adéquate l’hydroxychloroquine, médicament connu et dont les effets secondaires à court terme sont bénins à doses thérapeutiques, chez certains patients, notamment les cas graves ou les cas risquant de s’aggraver.

   Mais la volonté de Didier Raoult de se mettre en avant en s’adressant directement au grand public, en préconisant sans preuve établies la prescription d’hydroxychloroquine, et en annonçant qu’il la distribue au sein de son unité hospitalière, ne peut que susciter un emballement irrationnel et altérer la légitimité de la recherche scientifique rigoureuse.

Ce personnage caricatural paraissant issu d’une bande dessinée a fait la conquête de malheureux crédules et des adeptes des théories complotistes grâce au soutien des médias télévisuels et des réseaux sociaux. La mansuétude d’un bon nombre de personnages politiques mériterait également d’être analysée . Cela porterait à sourire si ca n’avait pas inutilement freiner la recherche et le financement d’une thérapeutique réellement efficace.

Monsieur Raoult vient de sortir un livre qui sera sûrement un best-seller : nul doute que son côté mégalo l’incitera à faire don des droits d’auteur à l’institut qui dirige mais dont il est salarié…

Mais si on veut être informé plus sérieusement sur l’état de la recherche sur ce virus, on s’orientera  sur les déclarations du Professeure Karine Lacombe,

en particulier son témoignage à la commission d’enquête de l’Assemblée nationalequi a hélas bénéficié de moins d’écho médiatique que les embrouilles de l’ineffable Didier.

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article R.4127-14 du code de la santé publique

Les médecins ne doivent pas divulguer dans les milieux médicaux un procédé nouveau de diagnostic ou de traitement insuffisamment éprouvé sans accompagner leur communication des réserves qui s’imposent. Ils ne doivent pas faire une telle divulgation dans le public non médical.

article R.4127-39 du code de la santé publique

Les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire ou sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé.

Toute pratique de charlatanisme est interdite.

« C’est très intéressant ce qui se passe avec Donald Trump, parce que finalement il est sur la même ligne que Monsieur Didier Raoult. C’est la même personnalité, c’est à dire des gens qui veulent absolument avoir raison contre la terre entière, c’est leur substance, c’est leur moteur. Leur pétrole, si j’ose dire. Et puis c’est aussi d’avoir raison contre l’élite, d’avoir raison tout seul, c’est quelque chose d’enivrant », a affirmé Roselyne Bachelot.
L’obsession de Donald Trump pour l’hydroxychloroquine
Un « philosophe » antisémite, deux investisseurs dans les bitcoins et des médias de droite ont fait germer cette idée dans l’esprit du président américain.
Quelques semaines avant que le président américain ne fasse la promotion du médicament pour la première fois, une conversation sur l’hydroxychloroquine entre le “philosophe” Adrian Bye et deux investisseurs en crypto-monnaie sur Twitter a déclenché une chaîne d’événements qui ont porté ce médicament, dont l’efficacité n’a pas été démontrée scientifiquement, à l’attention d’Elon Musk, des experts de Fox News et du locataire de la Maison-Blanche.
Adrian Bye, Gregory Rigano et James Todaro ne sont pas des sources fiables concernant le traitement du coronavirus et la santé publique. Les deux premiers ne sont pas médecins ― Adrian Bye a déclaré ouvertement qu’il n’était pas qualifié pour parler de médecine ― et le troisième, diplômé en médecine, est devenu un entrepreneur de la tech.

Outre son manque d’expertise médicale, Adrian Bye semble avoir flirté à maintes reprises avec l’idéologie sectaire et l’extrême droite. Il est l’auteur sur Twitter de plusieurs considérations antisémites, discute avec des suprématistes blancs tels que Richard Spencer et a publié un lien vers un site négationniste australien. Dans un fil Twitter, il a accusé les Juifs d’avoir pris le contrôle des “principaux centres de pouvoir” et spéculé sur le “QI verbal des Juifs” tout en demandant si un autre utilisateur avait lu Mein Kampf. Il a également déclaré: “Mon hobby, c’est de me renseigner sur les Juifs. J’y prends beaucoup de plaisir.”
Fin mars, il parlait de la chloroquine dans le podcast de Jean-François Gariepy, un suprématiste blanc canadien qui, selon The Daily Beast, est accusé d’avoir séduit et violé une adolescente autiste pour qu’elle tombe enceinte, au moment où des avocats américains contestaient son statut d’immigrant.

Selon Didier Raoult « ceux qui ne veulent pas prendre de l’hydroxychloroquine sont devenus complètement fous ».
Des propos auxquels Roselyne Bachelot a réagi ce 20 mai.
Le professeur Didier Raoult, à l’évidence très agacé par ceux qui s’opposent à ses préconisations, s’est indigné ce mardi 19 mai sur Radio Classique : « La folie sur l’hydroxychloroquine atteint surtout ceux qui n’en prennent pas, a-t-il lâché. C’est mon diagnostic : ça doit être préventif de la folie, parce que ceux qui ne veulent pas prendre de l’hydroxychloroquine sont devenus complètement fous, dans ce pays. » Ces propos, qui n’ont pas manqué de soulever une polémique, ont été rediffusés ce mercredi 20 mai dans C à vous. Anne-Elisabeth Lemoine s’est tournée vers son invitée, Roselyne Bachelot, pour lui demander si elle était folle. « Oui, sans doute », a ironisé l’ancienne ministre de la Santé, Elle a tout d’abord dénoncé le « bon sens » brandi par les soutiens du professeur : « Ce qui est qui a maintes fois critiqué les méthodes du professeur marseillais intéressant, c’est de voir qu’à partir du moment où un problème est complexe, le bon sens ne va pas au cœur de la problématique. Donc on juge sur ce que les spécialistes de la formation de l’opinion publique connaissent bien, qui est la question du halo. C’est à dire qu’on va juger à l’extérieur, sur un certain nombre de déterminants qui ne sont pas le cœur du problème. » L’ancienne ministre de la Santé a pris des exemples pour montrer le raisonnement qui se met en place : « “Monsieur Raoult est un très grand microbiologiste, donc cette étude est forcément bonne” Non ! Il y a de très grands savants, qui ont un curriculum vitae extrêmement prestigieux, qui peuvent se tromper, a-t-elle expliqué. Ou on va dire “C’est quelqu’un qui est de Marseille”, où il y a forcément du bon sens, contre Paris qui n’en a pas. »
Le risque, avec cette façon de penser, est de perdre de vue le coeur du problème : « On va juger sur éléments périphériques parce qu’on est dans l’incapacité de juger de la problématique qui est trop complexe, a expliqué Roselyne Bachelot. C’est beaucoup plus simple de raisonner en se disant “C’est le match retour PSG-OM”, que de se demander si l’étude est randomisée, si on a fait une double aveugle, ce que ça dit dans la littérature internationale… » L’ex-femme politique a enfin rappelé qu’au-delà de la vision que l’on peut avoir de Didier Raoult, son étude n’a pas été validée par ses confrères. Pire, elle a même montré comme un mauvais exemple : « L’épidémiologiste, le professeur Lapostolle, a montré les études de Raoult à ses étudiants en médecine, a-t-elle déclaré dans C à vous. Pour leur montrer, pour faire l’analyse critique de ce qu’il ne faut pas faire. C’est devenu un cas d’école. »

Hydroxychloroquine et chloroquine pas efficaces et néfastes, selon une méta-analyse publiée par la revue scientifique The Lancet.

Ni la chloroquine, ni son dérivé l’hydroxychloroquine ne se montrent efficaces contre le Covid-19 chez les malades hospitalisés. Les chercheurs recommandent de ne pas prescrire ces molécules en dehors des essais cliniques. Les auteurs estiment ainsi que le risque de mortalité est de 34 % à 45 % plus élevé chez des patients prenant ces traitements que chez des patients présentant des facteurs de comorbidité, c’est-à-dire de facteurs de risques. Ils ont aussi découvert de sérieuses arythmies cardiaques graves plus fréquentes chez les patients recevant chloroquine ou hydroxychloroquine, surtout avec la combinaison hydroxychloroquine/macrolide (8 % des malades contre 0,3 % dans le groupe témoin).

Menée sur près de 15.000 malades, il s’agit de la « première étude à large échelle » à montrer une « preuve statistique robuste » que ces deux traitements qui font couler tant d’encre, « ne bénéficient pas aux patients du Covid-19 », déclare dans un communiqué le Dr Mandeep Mehra, auteur principal de l’étude publiée dans la revue médicale. Ces patients ont reçu quatre combinaisons différentes à base d’hydroxychloroquine: les traitements étaient soit administrés seuls, soit associés à un antibiotique de la famille des macrolides, tel l’azithromycine.

L’étude a analysé des données d’environ 96.000 patients infectés par le virus SARS-CoV-2 admis dans 671 hôpitaux entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, sortis ou décédés depuis. Environ 15.000 d’entre eux ont reçu l’une des quatre combinaisons (chloroquine seule ou associée à l’antibiotique, hydroxychloroquine seule ou associée à ce même antibiotique), puis ces quatre groupes ont été comparés aux 81.000 malades du groupe témoin n’ayant pas reçu ce traitement. Résultat, les quatre traitements ont tous été associés à un risque de mortalité bien plus élevé qu’au sein du groupe témoin (qui était de 9,3 %) : 16,4 % de décès pour la chloroquine seule, 22,2 % quand elle était combinée à l’antibiotique ; 18 % pour l’hydroxychloroquine seule, et 23,8 % quand elle était associée au même antibiotique. Une combinaison de molécules dangereuse.

Le ministre de la Santé Olivier Véran a demandé au Haut conseil de la santé publique (HCSP) de proposer une révision des règles dérogatoires de prescription » de divers traitements comme l’hydroxychloroquine, après la parution de cette étude.

l’OMS a annoncé suspendre les essais cliniques avec l’hydroxychloroquine.
L’organisation sanitaire a lancé il y a plus de deux mois des tests baptisés Solidarité, dans le but de trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Quelque 3 500 patients de 17 pays différents participent à ces essais,
La décision de l’OMS de suspendre ces tests sur hydroxychloroquine est “une décision avant tout scientifique mais elle n’en est pas moins chargée politiquement”, note Politico, qui rappelle que “le président américain Donald Trump est un fan” de ce médicament.
Deux jours après la parution de l’étude dans la revue The Lancet, Donald Trump a néanmoins affirmé devant la presse qu’il avait terminé son traitement à l’hydroxychloroquine, rapporte NBC News.
Au Brésil, “une expérience thérapeutique au détriment des malades”
Prenant le contre-pied de l’OMS, le ministère de la Santé brésilien a lui annoncé lundi qu’il maintiendrait sa recommandation d’utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter la maladie. Sous la pression du président Jair Bolsonaro, qui demeure convaincu des effets de ce produit, le ministère avait déjà publié la semaine dernière un document qui étendait l’utilisation de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine aux cas bénins de Covid-19. Une décision qui a déclenché une vague de critiques dans la communauté scientifique brésilienne. “C’est très grave, terrible ce que le ministère a fait, car ces médicaments peuvent provoquer des effets secondaires graves, en particulier de l’arythmie cardiaque”, a martelé lundi la pneumologue brésilienne Margareth Dalcolmo dans un entretien accordé au quotidien O Globo. “La chloroquine et l’hydroxychloroquine sont utilisées à des fins politiques et sans aucun fondement scientifique, regrette-t-elle. C’est une expérience thérapeutique qui se fait au détriment des malades.”
En France: le Haut conseil de la santé publique et l’Agence du médicament
mettent le holà le 26 mai.
Le HCSP recommande de « ne pas utiliser l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19 » hors essais cliniques, que ce soit seule ou associée à un antibiotique. L’Agence du médicament souhaite même quant à elle suspendre également les essais cliniques. Un sondage d’opinion fait le même jour dans la population montre que seule une minorité de 45% fait actuellement « confiance au docteur Raoult ».
Selon un décret au Journal officiel Le gouvernement a abrogé le 27 mai les dispositions dérogatoires autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19 à l’hôpital en France, hors essais cliniques.

D’abord Patrick Devedjan

il faut être con comme un homme politique pour mourir d’une maladie épidémique alors que tous les commentaires que l’on pouvait lire à ce sujet assuraient que cette classe sociale bénéficiait de privilèges de soins particuliers. On nous cache des choses ce sujet : a-t-il bénéficié d’un traitement à l’hydroxy chloroquine ? À quelle dose ? Et si oui a-t-il fait une complication due au traitement.

N’oublions pas Agnès Buzyn, la mamie absolument incapable dans sa fonction de ministre de la santé, ayant accepté d’être candidate aux élections de la mairie de Paris et affirmant après coup avoir tout prévu sur cette épidémie et avoir été une fervente partisane de l’annulation de ces élections. Macron merci il avait Olivier Véran sous le coude (pas sous la main à cause des gestes barrières).

Nos chers concitoyens, certes minoritaires qui ne respectent pas les consignes de confinement…et de déconfinement. Une ordonnance ou un décret pourront-ils obliger à les enfermer pendant deux ou trois jours, en tête-à-tête dans une cellule de gendarmerie avec des malades diagnostiqués contagieux au Covid 19.

Les journalistes et les journaleux des médias audiovisuels qui jouent au chamboule-tout avec de nombreux comparses assoiffées de publicité.

 » Didier Raoult, c’est un terrible retour au temps des gourous » : Le marseillais qui se prétend le meilleur infectiologue au monde a surtout développé son ego personnel aux dépens de la crédibilité médicale. Si le traitement à l’hydroxy chloroquine s’avérait efficace, ce ne serait pas grâce à ces pirouettes médiatiques et à ses cheveux sales que cela sera prouvé. Au fait sait-il lire le chinois ? Le « cas » Didier Raoult déclenche le courroux d’ Hervé Le Bras, directeur d’études à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) : « Ses pantalonnades ne font pas rire. C’est un terrible retour en arrière, au temps des gourous et du prétendu sens commun. C’est ainsi que l’on croyait jadis que la peste était causée par les miasmes ou par les Juifs ». Et de mettre en garde contre la tentation, délétère, d’esquiver ou de contester les méthodes traditionnelles de preuve. Le fait, rien que le fait, revendique le chercheur émérite à l’INED, pour élucider la réalité. (16 avril 2020)

Dimanche 29 mars Philippe Poutou publie un montage dénigrant l’action des forces de police pendant le confinement dû à l’épidémie de coronavirus. La veille, l’ancien candidat du Nouveau parti anticapitaliste à la présidentielle 2017 avait effectivement mis en avant, sur son compte Twitter, une publication virale montrant toutes les professions qualifiées “d’indispensables à la vie de la nation.” “Merci à tous les vrais héros qui servent la communauté pendant cette pandémie”, est-il écrit sur le message. Seulement, au milieu des boulangers, livreurs et autres employés de supermarchés se trouve une photo d’un policier armé barrée de la mention “PAS TOI”.

À venir, les révolutionnaires en herbe qui contribueront, avec ou sans gilet jaune, à aggraver le désastre économique qui va suivre cet épisode sanitaire. Car c’est bien gentil de dépenser les sous-sous pour nourrir les chômeurs forcés pendant 3 mois mais où va-t-on les prendre sinon dans la gamelle de ceux qui bossent. Va-t-on pouvoir continuer à payer les retraites des vieux, les Chinois, les chômeurs de longue durée, les commerçants en faillite, sans oublier les dealers et les prostituées. Les fonctionnaires seront ils mieux protégés s’il n’y a pas le privé pour payer les impôts nécessaires

La connerie à ce point-là, moi je dis, ça devient génant…

D’abord, les pieds nickelés :
Filochard Pavlenski, Ribouldingue Branco et Croquignolette Taddeo…
Piotr Pavlenski physiquement plus ressemblant à la créature de Frankenstein imaginée par Marie Shelley mais moralement plus proche du Filochard de la bande des pieds nickelés a fui la Russie après sa mise en cause dans une affaire d’agression sexuelle armée sur une comédienne de 23 ans. Il prétend qu’il s’agit d’un coup monté par les services secrets de son pays et obtient de façon pas très claire, l’asile politique en France sous la présidence de François Hollande, il est vrai plus intéressé par ses histoires de fesses en Vespa. Rapidement Pavlenski commet plusieurs actes violents dans notre pays et est mis en examen, accusé d’avoir blessé avec un couteau deux personnes le 31 décembre 2019 au cours d’une soirée privée organisée par un autre pied nickelé, avocat d’extrême gauche, candidat pour La France Insoumise aux élections législatives de 2017: un certain Ribouldingue Branco, au témoignage douteux. Branco a d’abord nié l’avoir vu, tout en avouant le connaître. Ce Ribouldingue a ensuite changé sa version des faits : Le Russe se serait en réalité enfui par l’escalier de service, en compagnie de sa petite amie, la Croquignole de la bande : Alexandra de Taddeo . Lorsque les enquêteurs ont examiné l’appartement, toute preuve de bagarre avait été effacée; le sol avait été balayé et essuyé. Un nettoyage visant à ôter les bris de verre potentiellement dangereux, selon Juan Branco.
Croquignolette de Taddeo, est issue d’un milieu plutôt aisé. Domiciliée dans le 16e arrondissement de Paris. « C’est une jeune femme issue d’une famille friquée qui découvre le monde de la gauche, tendance ‘faisons sauter la République' », a confié un proche du dossier au Parisien. Ribouldingue Branco, qui a croisé la jeune femme « quatre ou cinq fois », décrit « quelqu’un de très cadré, très structuré, qui possède un socle familial stable ».

Bécassine maintenant : De nos jours est plus connu sous le nom de Benjamin Grivois.
Ce fils de bonne famille née en 1977 d’un père notaire d’une mère avocate a reçu une éducation jésuite, est repéré en 2000 par une ancienne conseillère de François Mitterrand. Il s’engage au parti socialiste et commence sa formation (politique) dans l’entourage de Dominique Strauss Khan. Tout un programme !
à partir de 2015, il participe à la fondation d’En marche. De novembre 2017 à 2019, il exerce la fonction de porte-parole du gouvernement, rattaché au Premier ministre. Il en démissionne pour se présenter aux élections municipales de 2020 à Paris. Il y renonce le 14 février 2020, après la mise en ligne par l’activiste Piotr Pavlenski de d’une vidéo privées et à caractère sexuel le concernant. Il déclare avoir échangé cinq ou six vidéos en 2018 avec Alexandra de Taddeo, la compagne de Pavlenski, étudiante en droit qu’il avait rencontré en ligne, et ne l’avoir rencontrée qu’une seule fois, en août. Celle-ci affirme que Benjamin Griveaux et elle se sont rencontrés une fois en mai 2018 pour « une relation sexuelle consentie ». Elle dit avoir gardé pour se protéger, les vidéos dans lesquelles elle lui montre ses seins et lui ses testicules. Ces deux vidéos ont été rendues publiques par filochard Pavlenski, compagnon de croquignolette Taddeo.
Alors ?
Simple histoire de cul ? vengeance amoureuse ou perversité sexuelle ?
À la vérité on s’en moquerait totalement car chacun se fait plaisir comme il veut avec son smartphone.
Par contre il est toujours navrant de voir un ministre de la république, même s’il n’est pas le premier et ne sera pas le dernier, de se laisser prendre de façon si grotesque au piège d’une tentative de chantage ou d’une manipulation politique de bas étage. (le pépère adultérin François Mitterrand doit se retourner de rire dans sa tombe)

Le démentèlement de la centrale nucléaire de Fessenheim est une décision prise pour faire plaisir aux écologistes. Mais c’est aussi une connerie pour l’environnement. La désinformation, menée par les écologistes français a fait que les centrales d’EDF sont perçues par le grand public comme polluantes. Pire, un sondage BVA en 2019 a montré que 69 % des Français considèrent, à tort, qu’elles contribuent au dérèglement climatique : à tort car c’est tout le contraire.
Le problème des déchets radioactifs est sérieux, mais géré. Le plan de stockage à 500 m de profondeur de l’équivalent de deux piscines olympiques contenant les déchets les plus dangereux, est la meilleure solution connue aujourd’hui. Et si une meilleure solution technique venait à être découverte d’ici au siècle prochain, il serait encore temps de sortir les déchets de terre pour les traiter.
En se passant d’une installation produisant 1,8 GW d’électricité décarbonée, la France risque d’alourdir ses émissions de gaz à effet de serre, et ce n’est pas la promesse de l’installation de 300 MW de solaire dans le Haut-Rhin qui vont changer grand-chose à l’équation.
Au plan de la production d’électricité, des risques apparaîtront en 2022-2023, où une «vigilance» sera de mise, selon EDF. En effet, la «soudure» s’annonce plus compliquée que prévu, entre l’arrêt de plusieurs installations et le démarrage des nouvelles censées prendre le relais. Côté baisse de capacités, l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim, promise par François Hollande, s’inscrit dans le projet du gouvernement de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2035 (contre près de 72 % l’an dernier).Les energies durables etant notoirement insuffisantes, le pétrole, le charbon et le gaz ont encore de beaux jours.

Ne soyons pas naïfs, le nucléaire n’est pas une énergie sans danger. Mais tout est affaire d’estimation des risques et de sécurité adaptée :
– Le tremblement de terre de Fukushima n’a fait qu’un mort immédiat du à la radioactivité. Il est vrai que le Japon a l’expérience d’Hiroshima et de Nagasaki…

Image : Sergey Gaschack, photographiée dans la zone de Tchernobyl (2019)

– Tchernobyl a été le fait de la gestion aberrante de l’Union Soviétique et si 35 ans aprés on estime que 4000 personnes sont décédées des suite de l’explosion (le même nombre de morts par accident chaque année en France) ,Tchernobyl est loin d’être la terre en friche de l’imagination populaire. Le réacteur endommagé a été recouvert d’un sarcophage en béton, afin d’empêcher que davantage de matières radioactives ne s’échappent. En 2016, un nouveau bouclier antiradiation a été mis en place. À l’intérieur, les ouvriers sont occupés à assurer la sécurité du site. Ils surveillent les radiations et prévoient de démanteler un jour le sarcophage en béton et de retirer le combustible nucléaire.Certaines parties de la zone d’exclusion sont devenues un refuge pour la biodiversité. On constate la présence de plus en plus importante d’ours bruns, de lynx, de bisons d’Europe, de sangliers et de chevaux de Przewalski. Un effet secondaire inattendu de l’évacuation de personnes de la région a été la création d’un refuge faunique, dans lequel les espèces peuvent vivre sans être affectées par les activités humaines. Les touristes sont même revenus. Chaque année, des dizaines de milliers de personnes visitent Tchernobyl, pour voir les ruines des villes abandonnées.

Gourditude :

Ségolène Royal, menacée d’être démise de ses fonctions d’ambassadrice des pôles en raison de ses prises de parole, en rajoute une couche et se trompe en croyant citer Voltaire qui n’a jamais écrit :
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire »
Cette phrase est en fait une traduction d’un extrait d’un livre écrit en anglais par Evelyn Beatrice Hall  publié en 1906 sous le pseudonyme S. G. Tallentyre :  » The Friends of Voltaire « ,

Le jour où la connerie se vendra en tubes, il y en a qui seront les premiers à s’offrir une brosse à dents.
Téhéran a avoué avoir abattu par erreur, mercredi, un avion d’Ukraine Airlines, faisant 176 morts, d’un tir de missile.
Au moment du décollage du Boeing 752 à destination de Kiev depuis l’aéroport Iman-Khomeyni à Téhéran, l’espace aérien iranien est une zone de guerre. L’Iran vient de tirer 22 missiles contre des bases américaines en Irak. Deux missiles auraient été tirés peu après le décollage du Boeing par une batterie de défense anti-aérienne Tor-M1. De fabrication russe, aussi appelé dans la classification de l’Otan, «SA-15 Gauntlet», ce système de batteries mobiles sert à abattre des cibles à basse ou à moyenne altitude. Le vol d’Ukraine International Airlines a été frappé à environ 2500 mètres d’altitude.
Par ailleurs, la présidence ukrainienne s’est dit sûre ce samedi que Téhéran allait mener une enquête « prompte et objective »… Sans rire !!
Pour le moment les mollahs n’ont pas encore fabriqué de bombe atomique… mais en même temps ils pourraient se la faire péter à la gueule !

Pour le Criirad, la France n’a pas assez pris la mesure du risque sismique dans le pays.
Si le séisme de force 5,4 en Ardeche du 11 novembre 2019 avait eu lieu non pas à 13 km ou 28 km, mais qu’il avait eu lieu beaucoup plus près des installations nucléaires, elles n’étaient pas forcément dimensionnée pour y résister proclame le directeur du CRIIRAD
…Et si ma tante en avait ce serait mon oncle…
Le CRIRAD n’est pas un organisme independant mais une association subventionné par des « dons » ecologistes… c’est du baratin
http://www.criirad.org/association/bilan-financier2018.pdf

Les vrais experts se trouvent à l’ASN et à l’IRSN, 2 organismes indépendants d’EDF :
https://www.irsn.fr/FR/Actualites_presse/Actualites/Documents/IRSN_NI-Seisme-Teil-20191112.pdf

Il y a un gros problème chez les médias à chaque fois que le sujet du nucléaire est abordé on laisse la parole à des militants, qui sont en fait des lobbyistes qui n’ont qu’un seul objectif : l’arrêt du nucléaire en France (comme ça les déchets disparaîtront comme par magie). Et on n’interroge jamais (ou trop rarement) des experts scientifiques spécialistes de la question : médecins nucléaires, experts en génie civil, experts en sûreté nucléaire de l’IRSN, experts en incendie …etc