Et en même temps...

Le mois de juillet 2020 a vu une libéralisation progressive de la quarantaine sanitaire mise en place pour faire face à l’épidémie du virus Covid-19 en France. Ça été également la période d’un changement de premier ministre au moment où le pouvoir politique et l’opinion publique s’interroge et s’inquiète des conséquences, certes d’une résurgence de ce microbe mais surtout des conséquences économiques et sociales qui vont se révéler de façon plus ou moins catastrophique dans les mois à venir.

La semaine du 14 juillet a vu tour à tour le président de la république et le nouveau premier ministre exposer un plan politique, en lui-même assez cohérent même si l’on n’est pas entièrement convaincu qu’il prenne absolument la bonne direction dans l’ensemble des domaines. Toujours facile de les critiquer, cependant… un certain nombre de remarques me viennent au bout du stylo dans le domaine de la santé.

Les responsables des caisses d’assurance-maladie, des mutuelles à but dit « non lucratif » et des assurances complémentaires privées dont le financement est censé assuré un accès aux soins à l’ensemble de la population, ont été étonnamment silencieux.

Le clivage profond qui existe depuis des décennies, entre l’hôpital public et la médecine libérale avec un lobbyisme actif et efficace du premier au dépends du second a éclaté au grand jour mais rien n’est prévu pour le corriger.

Le secteur public cumule de façon caricaturale les défauts du bureaucratisme, avec la satisfaction complice à peine dissimulée de quelques médecins fonctionnaires de l’État, trop heureux de cumuler sécurité de l’emploi et augmentation de salaire.

Il faudrait aussi avoir un œil sur l’Ecole de Rennes qui a le quasi-monopole de la formation des Directeurs d’Hôpitaux et qui les » formatent  » tous sur un même moule : celui-ci n’est pas à l’avantage des médecins qui sont  « dépensiers et inconséquents » . On leur explique de ne pas se laisser abuser par le « chantage au malade » que ne manqueront pas de leur faire les médecins … En Chine, pour revenir sur ce point particulier , les directions fonctionnelles sont assurées par des médecins, et ça change pas mal de choses !!!(citation de JF Lebas, médecin hospitalier)

Le secteur libéral, en particulier la médecine générale, n’a pas pu et n’a pas su, au fil du temps, évoluer en tenant compte d’un certain nombre d’impératifs sociaux et financiers parmi lesquels on doit souligner :

La féminisation importante du corps médical, la prise en charge financière avec la sécurité sociale à travers la tarification des actes. Des spécialités médicales dans les domaines du diagnostic, de l’imagerie et de la chirurgie ont su cependant faire preuve d’une évolution satisfaisante malgré les obstacles.

L’organisation des cabinets de médecine générale, est restée trop souvent isolée dans beaucoup de bassins de vie dispersées alors que dans d’autres les regroupements de praticiens ont permis une meilleure qualité de travail trop souvent critiqué par les politiques sous couvert de supposés « déserts médicaux ».

Les propos récents Gilles Savary ancien député socialiste sont tristement révélateurs même si de sa part il existe, bien entendu, une intention de dénigrement de l’exercice libéral :

«…Il faut décidément que la médecine libérale soit une vache sacrée, pour ne pas voir combien l’évolution des pratiques de la médecine de ville pèse sur l’hôpital public et par ricochet sur la « demande d’hôpital » des patients. Il y a déjà longtemps que nul ne songe plus à consulter un généraliste pour se faire poser quelques points de sutures, sans parler d’interventions d’urgence plus conséquentes que pratiquaient couramment les médecins d’antan. Les patients ont été habitués à appeler le 15, qui les oriente sur les urgences hospitalières en cas de malaise, d’indispositions de nuit ou de week-end, dont beaucoup étaient prises en charge sur place à l’époque où les médecins de famille considéraient que les visites et l’urgence faisaient partie de leur métier. »

Vu par ce partisan à tout prix du secteur public, la médecine libérale en général ne saurait être qu’un supplétif de l’hôpital. Contrairement à ce qu’affirme Gilles Savary, Cela se démontre bien par le trust malvenu au sein de ces hôpitaux ,des centres 15, des SAMU et des SMUR.

Pendant cette période du printemps 2020 on ne peut que regretter les appels injustifiés à consulter prioritairement les services dits « d’urgence » des hôpitaux publics, l’abandon des services de réanimation des cliniques privées, les écœurantes propagandes médiatiques à travers l’étalage de « professeurs » promus au rang de vedette du petit écran ou l’encouragement aux chansons de soutien à nos « gentils hospitaliers » aux fenêtres de nos concitoyens confinés à domicile. Le président de la république lui-même, volontairement ou lui aussi conditionné par le lobby technocrate a complètement oublié au cours des cérémonies du 14 juillet et du « Ségur de la santé publique » que plus de la moitié des soignants exerçait dans le privé.

« La nationalisation rampante de la médecine » ne date pas d’hier et ce fut une erreur du Président De Gaulle, sous la pression de Michel et de Robert Debré, père et fils, en 1958, d’entériner la fusion de l’hôpital et de la faculté de médecine et la création des centres hospitaliers universitaires (CHU) en excluant totalement les médecins libéraux.

Hélas pour le moment, toujours pris par les problèmes immédiats, les pouvoirs politiques n’ont pas pris la mesure d’un projet et les moyens de réunifier intelligemment le système de soins en réformant ces formes d’exercice publiques et libéraux dépassés pour les générations montantes.

Dans les 2 secteurs (public comme libéral), il y a eu une évolution importante de la perception des jeunes médecins (hommes et femmes) vis à vis de leur « engagement » dans la profession médicale, avec un discours assumé de ne pas se laisser « accaparer par les malades », et de préserver « leur vie personnelle ». 

Cette remise en cause du facteur « disponibilité permanente du médecin » a favorisé la venue directe aux urgences de nombre de patients. L’accès direct au plateau technique   en a encore rajouté. L’administration hospitalière, comme les urgentistes ont abondé dans ce sens : L’activité de soins, sans hospitalisation, assurant une source importante de rentrées financières.

Notre nouveau chef de gouvernement, qui fut directeur adjoint de l’organisation des soins au ministère de la santé lorsque Xavier Bertrand en était ministre et le ministre actuel, médecin hospitalier pur jus, prendront-il la mesure de l’enjeu.

Un autre chemin…   Le « Groupe Hospitalier Mutualiste de Grenoble » plus connu sous le nom de   « clinique mutualiste » était un Établissement de Santé Privé d’Intérêt Collectif (ESPIC) à but non lucratif participant au service public hospitalier. Il offre plus de 400 lits et places de médecine, chirurgie, maternité / obstétrique, urgences, cancérologie, soins de suite et de réadaptation situés au cœur de Grenoble.

Au grand dam du CHU et de la grosse colère du maire de Grenoble cet établissement vient d’être vendu par la mutuelle qui en était propriétaire depuis sa fondation en 1957 à DocteGestio, un groupe privé détenu à 90 % à titre individuel par Monsieur Bernard Bensaid, une sorte de Bernard Tapie dans le domaine sanitaire. DocteGestio est actuellement propriétaire de 294 établissements dans le domaine de la santé, dont 10 cliniques, 20 centres dentaires, 3 centres audio et optique, un centre thermal, un service d’hospitalisation à domicile, 15 Ehpad, 70 services d’aide à domicile. Le secteur de la santé et du social représente près de 80 % du chiffre d’affaires du groupe, contre 15 % pour l’hébergement touristique et 5 % pour les domaines de l’immobilier, de la restauration collective, ou du digital.
L’Etat ne peut plus tout contrôler seul, le monde est trop complexe. Mais s’il veut que les choses se passent de façon responsable et cohérente, il faut qu’il fasse davantage confiance. Le vrai problème, c’est l’attitude de l’Etat vis-à-vis de ses citoyens et des entreprises. L’un comme l’autre sont considérés d’abord et avant tout comme des contribuables susceptibles de tricher. Cette défiance se traduit par un durcissement des contrôles. Pour apprendre à travailler avec l’ensemble des parties prenantes, une évolution est indispensable : l’Etat doit changer d’attitude. Il doit travailler avec et non contre, de façon moins autoritaire.

Comment changer cette culture administrative ?

Si la défiance de l’administration publique vis-à-vis du privé est si grande, ce n’est pas du fait des fonctionnaires à titre individuel, c’est une question de leadership. Le changement ne pourra venir que par des décisions politiques fortes. On ne retrouve pas cette culture de la défiance et du contrôle dans les pays d’Europe du Nord ou anglo-saxons. Pour travailler ensemble, il faudra retrouver une confiance mutuelle. C’est cette défiance qui remet en cause les institutions aujourd’hui et les fragilise.
Des expérimentations comme la « relation de confiance » ou le « droit à l’erreur » visent précisément à cela. Ont-elles fonctionné ?
Les politiques ont essayé de changer cette donne et les choses ont un peu progressé. Mais il faut aller plus loin. Quand une entreprise est en difficulté, il faut à tout prix trouver des solutions acceptables pour les deux parties, Etat et entreprise. Cela nécessite un environnement sécurisé. Une entreprise n’ira pas voir le fisc pour un conseil ou un rescrit si elle craint d’être contrôlée ensuite. Question de confiance réciproque !

La présidente du concours 2019 d’entrée à l’ENA n’a pas dit autre chose dans un rapport au Premier ministre, en début d’année. Femme du privé, Isabel Marey-Semper a constaté avec effroi que les candidats considéraient les entreprises exclusivement comme une source de financement de l’action de l’Etat par les recettes fiscales. La tentation est d’ailleurs forte, pour certains, de résumer la France à son Etat. « Le public et le privé sont deux mondes qui s’ignorent ou se défient, voire se méprisent », écrit-elle.
 

 

Extrêmement difficile d’y voir clair dans le brouillard des informations qui ont alimenté  juin 2020.

On peut citer en vrac pour notre pays :

  • les questions de la (dés)organisation du système de santé français et du système judiciaire en France.
  • Les rêves (cauchemars ?) des partisans de la décroissance écologique et des groupes néo-soviétisant ou néo-fascisants.
  • Les conséquences économiques dramatiques de cette période pour les habitants de notre pays.
  • Le devenir du pouvoir médiatique à la lumière de l’évolution technologique à travers le développement des chaînes d’information en continu et des réseaux sociaux sur Internet avec pour conséquences les problèmes posés par la dramatisation, le développement des fausses nouvelles et des propagandes de tous bords à la liberté d’expression et ses limites en 2020.
  • Les risques politiques pour notre équilibre social et notre protection individuelle que tout ceci entraîne.

J’essaierai de développer tout ou partie de ces problèmes au fil des semaines à venir…

  • L’incertitude est liée au fait qu’on s’intéresse à l’avenir à partir de données du passé : on cherche à la quantifier par un risque, mal évaluable, du fait de l’absence de statistiques passées fiables pour définir des probabilités de survenue des évènements futurs redoutés. Elle n’est jamais nulle (certitude de l’incertitude) mais peut être très faible. Elle révèle ainsi l’illusion d’une sécurité parfaite.
  • L’aversion à l’incertitude est une forme d’aversion au risque se traduisant par la crainte qu’en cas d’incertitude, il y a plus à perdre qu’à gagner.
  • On appelle biais de statu quo la résistance au changement, une attitude mentale qui fait apparaître quelque nouveauté comme apportant plus de risques que d’avantages possibles.
  • Le principe de précaution expose que malgré l’absence de certitudes, à un moment donné, dues à un manque de connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il convient de prendre des mesures  eu égard aux dommages potentiels sur l’environnement et la santé. Plusieurs affaires et débats ont favorisé son déploiement en tant que principe : les OGM, le bisphénol A2, le sang contaminé. Ces affaires ont conduit de nombreux pays dont la France à inscrire ce principe dans leurs droits nationaux.
  • La théorie du choix social est  lié aux thématiques de l’économie, de la décision et de la politique.
  • Elle vise la manière dont la combinaison d’opinions individuelles peut mener, au niveau collectif (ou social) à un classement des choix possibles, voire à une décision unique.
  • Cette théorie a donc pour champ d’application d’une part les questions d’évaluation des choix collectifs (aspect normatif) et d’autre part l’analyse des procédures de choix (aspect positif). Historiquement, elle est particulièrement appliquée aux questions de justice économique, de procédures de marchandage (partage équitable), de vote (modes de scrutin) et d’assignement (algorithmes d’appariement).
  • Plus récemment, l’avènement de l’intelligence artificielle fait émerger un nouveau domaine de recherche, le choix social computationnel, qui, d’une part, emprunte les concepts et procédures de la théorie du choix social pour résoudre des problèmes issus de l’informatique, et, d’autre part analyse les possibilités  informatiques

Samedi 30 MAI 2020

Plus facile de parler du présent que du futur

SAMEDI 30 MAI 2020

Prétendant lutter contre une crise de la modernité et un sentiment de décadence de la civilisation, le fascisme s’appuie aussi sur une vision idéalisée du passé et sur l’émotion collective qu’il met en scène dans la théâtralité (culte du chef, uniformes, rassemblements, propagande) et suscite ainsi une fascination idéologique et médiatique certaine.

Cette année 2020, quels sont les évolutions favorisant l’émergence d’un « néo fascisme » ?

–              La large diffusion de toute information ou désinformation à travers les réseaux sociaux sur Internet à laquelle s’ajoute la multiplication des chaînes d’information télévisée. Sous couvert d’une liberté d’expression universelle dont on n’a pas fini de discuter du bénéfice – risque dans les sociétés démocratiques.

–              La crainte de l’avenir, Le sentiment du « bon vieux temps » et « avant c’était bien meilleur » avec le catastrophisme du réchauffement climatique colporté par l’écologie politique et le GIEC.

–              La persistance de pouvoirs totalitaires implantés dans certains pays de notre belle planète : la Corée du Nord, l’Iran, (mais aussi sous d’autres aspects, Israël, Russie, Chine)

–              En France, vécue comme une insulte, connotée du mauvais souvenir des années 40, l’expression « fasciste » a été atténuée dans les médias par l’euphémisme « populiste ».

Mais méfions-nous : depuis trois mois l’étalage de la crise du Covid-19 dans le monde et de ses catastrophes économiques et sociales à venir pourrait avoir des conséquences plus terrifiantes que le virus lui-même à côté desquelles les « gilets jaunes » n’auront été qu’un pâle ballon d’essai…

Quelques exemples rapides et dans le désordre pour illustrer ce propos dans notre beau pays :

–              Marine Le Pen a su faire évoluer les propos caricaturaux de son cher papa vers un poujadisme du XXIe siècle.

–              Jean-Luc Mélenchon a profité de cette évolution pour reprendre ces outrances médiatiques du Front National aux dépens de l’effondrement de la gauche française.

–              Nicolas Hulot, encensé par les écologistes de tous poils , a su utiliser son image de présentateur télévisé dans le style « faire de la politique moi plus jamais ! » et « toute la nature elle est belle, toute la nature  elle  est gentille »

–              Jean-Marie Bigard, soi-disant humoriste, et tenté par les exemples de l’Italie récente reste peut-être desservi par son look de bouffon aviné. Il en tirera peut-être la vente de quelques DVD et d’un livre

–              Pour l’ineffable Docteur Raout, je renvoie à mon article le plus récent Docteur Trump et Mister Raoult

À l’étranger, Donald Trump et son utilisation des craintes économiques des États-Unis qu’il sait très bien utiliser dans une optique nationaliste et protectionniste est tout aussi inquiétant dans le pays qui reste la première puissance mondiale.

Médecin généraliste à la retraite depuis une dizaine d’années je ne prétends pas, contrairement à de nombreux confrères qui pérorent à la télévision, avoir un avis personnel sur l’épidémie de co-vid-19.

j’avais même décidé d’un autre sujet éditorial mais tout en ignorant ,en écrivant ces lignes, si j’ai été contaminé ou non par le virus, je n’ai pas échappé à la pression de la propagande médiatique.

Ne nous leurrons pas : en sus du coût en vies humaines, le coup de frein économique va couter cher : chômage, faillites, criminalité, augmentation des impôts, baisse des revenus. Enfin on ne pourra pas trouver de repreneurs pour les gilets jaunes, neufs ou d’occasion.

Je reprendrai  la phrase ironique d‘Emmanuel Macron :

«je félicite ceux qui avaient prévu les éléments de la crise une fois qu’elle a eu lieu ».

Il est en effet beaucoup plus difficile de donner des réponses plus ou moins judicieuses à des questions plus ou moins idiotes et inversement :

La grippe asiatique, dont on parle très peu, a fait 100 000 morts en France, sur une année ou sur deux hivers, 57 et 58. Les archives du Monde, notamment, montrent que le gouvernement estimait dans les premières semaines de l’épidémie, et alors qu’elle n’avait pas encore touché la France, qu’elle «ne justifiait pas d’inquiétude particulière» (17 juin 1957). Une citation qui n’est pas sans rappeler celle d’Agnès Buzyn, qui déclarait le 20 janvier que «les risques de propagation du coronavirus sont très faibles» (tout en précisant que la situation pouvait évoluer).

En France, Les structures du réseau OSCOUR ont rapporté 15 503 passages urgences pour grippe durant la saison hivernale 2013-2014, dont 1 202 hospitalisations. 661 cas graves ont été admis en réanimation.

Pour la saison 2018-2019, en fin d’épidémie les autorités sanitaires dénombraient au total 8100 décès par syndrome grippal.

A une question d’une députée socialiste au parlement, fin mars, le ministre de la santé a confirmé que la décision de déstocker les masques en France avait été prise en 2013. (Sous la présidence Hollande et Le gouvernement socialiste de Jean-Marc Ayrault.)

Selon l’institut Pasteur, en France la grippe saisonnière en 2009-2010 causée par un virus de la grippe A (H1N1),  a touché  2 à 8 millions de personnes et est responsable de 10 000 à 15 000 décès.

Devant la menace de la grippe H1N1, la ministre de la Santé d’alors, Roselyne Bachelot, avait commandé de très nombreux masques ainsi que 95 millions de vaccins antigrippaux. Prévoyance qui lui avait surtout valu des railleries quand il s’était avéré que la maladie avait finalement épargné l’Hexagone. La France disposait alors d’un milliard de masques chirurgicaux et environ 600 millions de masques FFP2. Quand le coronavirus a commencé à monter en puissance sur notre territoire, l’Hexagone n’avait plus, en tout et pour tout, que 140 millions d’exemplaire des premiers. Une situation due à des choix économiques, à une stratégie de court terme et à une confiance aveugle en la production chinoise. 

Marisol Touraine ministre de la santé sous tous les gouvernements socialistes de mai 2012 à mars 2017 et donc  LA responsable de cette histoire de diminution  des stocks…

Une question digne d’un député socialiste vient de me traverser l’esprit :

Sur le plan strictement médical, le confinement devrait plus facilement être respecté dans des zones rurales. Mais cela ne met personne à l’abris à des contaminations qui nécessitent des précautions au cours des déplacements de la vie quotidienne et du travail qui demeurent indispensables à l’économie collective !

Mais Pourquoi n’a-t-on pas complètement confiné totalement la ville de Mulhouse dont est parti un des foyers les plus importants de contagion dans notre pays grâce à une réunion massive de l’église évangéliste : celle qui nie la théorie de l’évolution de Darwin au profit de la doctrine religieuse du créationnisme (on a les idoles que l’on peut).Toutes les études montrent que le jour où la Chine a confiné les citoyens de la région de la ville de Wuhan, l’épidémie s’est écrêtée pour décliner. Le Pr Philippe Juvin professeur de statistiques épidémiologiques a affirmé que face au coronavirus, « la désorganisation est un des grands drames qui nous guette. » Et d’ajouter que « nous sommes face à une crise qui n’est pas seulement sanitaire. C’est une crise de société. Il y aura un avant et un après Covid-19 ».

* * *

 Le bilan ne cesse de s’alourdir aux quatre coins du monde. Pour tenter d’endiguer le virus, une véritable solidarité internationale s’est mise en place. Par exemple, l’Allemagne et la Suisse ont proposé à la France de prendre en charge certains patients des hôpitaux alsaciens pour les désengorger. De son côté, la Russie va envoyer des spécialistes et des équipements pour aider les autorités italiennes. 

Si la Chine n’a signalé aucun nouveau cas local de Covid-19 depuis trois jours, l’Europe est devenue l’épicentre de l’épidémie qui a provoqué le confinement de près d’un milliard de personnes dans le monde. Samedi 21 mars, l’Italie a enregistré un nouveau record. Le dernier bilan fait état de 793 personnes décédées en 24 h soit 4 825 morts depuis l’apparition de l’épidémie de l’autre côté des Alpes. Les autorités italiennes ont par ailleurs annoncé 6557 nouveaux cas positifs, un autre record. La région de Milan, la Lombardie (nord) est la plus touchée du pays avec 546 nouveaux décès et la moitié des nouveaux cas enregistrés. La situation en Espagne s’aggrave aussi avec 1 326 nouveaux morts en 24 heures soit 32% de morts en plus par rapport à la veille. 

Statistiques du coronavirus

Statistiques du coronavirus au 19/03/2020 au soir

Pays

Nombre de cas

Nouveaux cas

Nombre de morts

Chine

81,008

+41

3,255

Italie

53,578

+6,557

4,825

Espagne

25,374

+3,803

1,378

USA

22,738

+3,355

288

Allemagne

22,084

+2,236

83

Iran

20,610

+966

1,556

France

14,459

+1,847

562

Corée-du-Sud

8,799

+147

102

Suisse

6,489

+874

74

Royaume-Uni

5,018

+1,035

233

Pays-Bas

3,631

+637

136

Autriche

2,847

+198

8

Belgique

2,815

+558

67

Norvège

2,128

+169

7

Suède

1,764

+125

20

Danemark

1,326

+71

13

Portugal

1,280

+260

12

Coronavirus en France

Le bilan du coronavirus Covid-19, établi ce samedi 21 mars par l’agence nationale de santé publique, Santé Publique France, continue de s’alourdir avec 14459 cas confirmés et 562 décès, soit 112 morts supplémentaires en seulement 24h. La Direction générale de la Santé indique que 1525 malades sont dans un état grave, en réanimation et que 6072 personnes sont hospitalisées. Afin de limiter la propagation du virus, le pays est en situation de confinement depuis le mardi 17 mars à midi. Les Français ont donc pour obligation de limiter leurs déplacements au stricte nécessaire et d’avoir sur eux une attestation de déplacement lorsqu’ils sortent, sous peine de sanctions. Les principales zones touchées sont la Corse, le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Ile-de-France, les Hauts-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes.

Le gouvernement a présenté mercredi 22 mars 2020 en Conseil des ministres un projet de loi d’urgence prévoyant des mesures exceptionnelles pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Et notamment un état d’urgence sanitaire. L’Assemblée nationale a donné son feu vert, dans la nuit de samedi à dimanche.

L’état d’urgence sanitaire, c’est quoi ?

L’article 5 du projet de loi précise que « l’état d’urgence sanitaire peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain, des départements d’outre-mer, des collectivités d’outre-mer en cas de catastrophe sanitaire, notamment d’épidémie mettant en jeu par sa nature et sa gravité, la santé de la population ». « L’état d’urgence sanitaire est déclaré par décret en Conseil des ministres », indique l’article 6. Le décret « détermine la ou les circonscriptions territoriales à l’intérieur desquelles il entre en vigueur. Dans la limite de ces circonscriptions, les zones où l’état d’urgence sanitaire reçoit application sont fixées par décret pris sur le rapport du même ministre. »

Ces dispositions reprennent en substance celles déjà permises par le code de la santé publique. En cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie, le ministre chargé de la santé peut, par arrêté motivé, prescrire dans l’intérêt de la santé publique toute mesure proportionnée aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population ».

Quelles restrictions, quelles sanctions ?

Selon l’article 10, « la déclaration de l’état d’urgence sanitaire donne pouvoir au Premier ministre de prendre par décret (…) les mesures générales limitant la liberté d’aller et venir, la liberté d’entreprendre et la liberté de réunion et permettant de procéder aux réquisitions de tout bien et services nécessaires afin de lutter contre la catastrophe sanitaire ». L’article 11 indique quant à lui les pouvoirs étant donnés au ministre de la Santé, à savoir de « prescrire par arrêté motivé toutes les autres mesures générales et les mesures individuelles visant à lutter contre la catastrophe ». 

L’article 15 du projet de loi précise que « la violation des interdictions ou le manquement aux obligations » seront punis « de l’amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe » (135 euros). « Le fait de ne pas respecter les réquisitions mentionnées à l’article 10 (restrictions de liberté, ndlr) est puni de six mois d’emprisonnement et de 10 000 euros d’amende. »

Quels garde-fous ?

L’article 9 indique que « l’Assemblée nationale et le Sénat sont informés sans délai des mesures prises par le Gouvernement pendant l’état d’urgence sanitaire. L’Assemblée nationale et le Sénat peuvent requérir toute information complémentaire dans le cadre du contrôle et de l’évaluation de ces mesures. »

Un comité scientifique pourra également demander des comptes au gouvernement. Ainsi, selon l’article 13, « en cas de déclaration de l’état d’urgence sanitaire, il est immédiatement réuni un comité de scientifiques. Son Président est nommé par décret du Président de la République. Il comprend deux personnalités qualifiées respectivement nommées par le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat et des personnalités qualifiées nommées par décret. Ce comité rend public périodiquement son avis sur les mesures prises en application des articles 9 à 10. »

-Le « Nouvel Obs » est mort le 20 février 2020, enfin un de ses principaux créateurs: Jean-Daniel âgé de 99 ans.
Le but du magazine est de soutenir l’arrivée de la gauche sociale-démocrate au pouvoir.
Après 1981, il s’efforce de ménager Mitterrand maintenant au pouvoir. Jean-Daniel quitte la direction de la publication du journal en 2008.
Sans aller jusqu’à le qualifier de « plus prestigieux journaliste français »,(Albert Camus et Jean d’Ormesson doivent être content !) Comme le font les inénarrables média de gauche notre beau pays qui s’apprête à en faire des tonnes, il faut lui reconnaître un indéniable talent journalistique.
C’est certainement un des archétypes de l’intellectuel de gauche de la génération Mitterrand…

La dessinatrice de BD Claire Bretécher est morte le 10 février. Née en 1940 à Nantes Claire Bretécher se lance très vite dans la bande dessinée. Au début des années 1960, après avoir laissé tomber les Beaux-Arts parce que la bande dessinée y est persona non grata, elle rencontre René Goscinny. Rejoignant Pilote en 1969 puis en co-fondant L’Écho des savanes en 1972. De 1973 à 1980, dans les pages du Nouvel Obs, Claire Bretécher signe chaque semaine une série de gags en une ou deux pages moquant les comportements de la gauche bourgeoise bien-pensante, Les Frustrés. Ensuite, elle continue à se faire critique des classes moyennes urbaines en consacrant des albums à la maternité, à la médecine ou à l’adolescence avec la série Agrippine

Près de 30 ans plus tard, ces pages hilarantes sont le meilleur moyen de se rendre compte que rien n’a changé, de Frustrés nous sommes juste devenus des bobos, mais les symptômes sont les mêmes.

Kirk Douglas est mort le 5 février 2020 à Beverly Hills. acteur américain,  il est le père de Michael Douglas.
Kirk Douglas est un des acteurs les plus populaires au monde dans les années 1950 et 1960. Nombre de ses films deviennent des classiques, et il excelle dans tous les genres : la comédie (Au fil de l’épée en 1959), l’aventure (Vingt Mille Lieues sous les mers en 1954, Les Vikings en 1958), le western (Règlement de comptes à O.K. Corral en 1957), le péplum (Spartacus en 1960), les films de guerre (Les Sentiers de la gloire en 1957, Sept jours en mai en 1964, Les Héros de Télémark en 1965) et le drame (La Vie passionnée de Vincent van Gogh en 1956). Sur le plan physique, l’acteur est notamment reconnaissable à sa fossette très visible au menton.
Douglas a tourné avec de nombreux réalisateurs réputés comme Brian De Palma, Stanley Kubrick, Vincente Minnelli, John Huston, Howard Hawks, Otto Preminger, Joseph L. Mankiewicz, Elia Kazan, Billy Wilder et King Vidor. (Wikipedia)

Marie Higgins Clark, reine du roman policier américain est décédée le 31 janvier.
Marie Higgins Clarks appartenait à la grande lignée des auteurs féminins de romans anglo-saxons comme Agatha Christie, Patricia Highsmith ou Anne Perry..
Née à New York en 1927, elle vivait et est morte à Naples (Pas en Italie mais Naples en Floride !). Elle est l’auteur de 26 romans policiers et de nombreuses nouvelles.
Personnellement, j’ai préféré ses premiers romans  comme « la nuit du renard », « la maison du gué », « ne pleure pas ma belle », ou « dors ma jolie »…

Un éleveur de cochons a été dévoré par un de ces animaux dans sa porcherie… cela aurait pu faire un bon thriller pour Marie Higgins Clark.
Le septuagénaire a-t-il été dévoré vivant ou était-il déjà mort ? Cette question est encore en suspens, mais une autopsie a confirmé que l’éleveur avait bien été dévoré par ses porcs.
Les animaux devraient être tués et leurs carcasses exploitées, ont indiqué les autorités locales, tout en précisant que leur viande de sera pas commercialisée pour être mangée.
Une bonne raison de manger du jambon français car l’histoire se passe à Lubin en Pologne.

Un virus chinois de la famille des coronavirus a volé la vedette aux gilets jaunes qui manifestent encore à Hong Kong mais dont l’épidémie s’est éteinte à Paris.

La France insoumise mise un sou dans le cadre de l’examen parlementaire du projet de réforme des retraites a déposé près de 20 000 amendements. On n’arrête pas le progrès informatique dans la connerie. Toutefois on reste très loin des 137 000 amendements sur le projet de privatisation de GDF qu’avait déposés la gauche en 2006. Guère de suspense dans ce cas là. Ça va se terminer comme ça avait été le cas à l’époque par un recours à l’article 49.3, ce qui ira beaucoup plus vite qu’un débat classique ! Serait-ce un truc de Mélenchon pour soutenir en sous-main le projet de Macron ?

–  La Grande-Bretagne est sortie de l’Europe dans le cadre du Brexit le 31 janvier 2020. Les Anglais reconnaissent donc après 55 ans de réflexion que, en 1967, le général de Gaulle, avait eu raison de refuser l’adhésion du Royaume-Uni au Marché commun. En même temps, la reine d’Angleterre semble décidée à rester le chef d’État des îles caïmans, paradis fiscal bien connu. Elle a même envoyé un de ses petits-fils en sous-marin via le Canada

Pour la première fois de notre vie en 2020, à revenu de retraités constant, le prélèvement à la source des impôts sur le revenu de notre foyer , va diminuer de 210.€ sur un an ! !
Par contre hélas, toujours en 2020, nous continueront à payer la taxe foncière et la taxe d’habitation de notre domicile, contrairement à des « pseudos-pauvres » qui en seront exonérés. Les montants exacts de ces deux taxes n’est pas connu à ce jour car ils vont dépendre des calculs abscons au niveau de la région, du département et de la commune où je réside. C’est évidemment injuste !
Il faut homogénèiser complètement le pourcentage de ces taxes locales au niveau national en fonction des revenus par un taux moyen, le même pour tous, sans progressivité. Ce taux serait déterminé par le total des budgets de dépenses demandées par les instances régionales et locales, une péréquation serait alors effectuée par l’État pour reverser à ces instances le montant qu’elles réclament.
Pour éviter les irresponsabilités démagogiques des élus régionaux, départementaux et municipaux, chacun dans leur coin, ces propositions budgétaires seraient entérinés au niveau national par le Sénat dont le rôle, pour cette occasion, pourrait être réformé par voie de référendum…
Comme les sénateurs actuels sont déjà élus par les conseillers régionaux, départementaux et municipaux, on comprend mal où serait le problème … Les baudets de l’extrème droite et de l’extrème gauche réunis réclamant à grande force de braiements des référendum sur tout et rien…
Malheureusement, en 1969 un référendum, sur un propos certes très différent, sur le rôle du Sénat proposé par De Gaulle a été rejeté par notre bon peuple, sous la pression de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, unis pour la circonstance dans une opposition stérile, guidés par leurs ambitions personnelles. Cette affaire nauséabonde a provoqué le départ du Général.
Georges Pompidou élu président, ne s’est pas risqué à recommencer cette aventure.

« c’est tellement simple, qu’un enfant de sept ans comprendrait ! »
« Qu’on m’amène un enfant de sept ans ! » (Groucho Marx)

Les grévistes qui manifestent à l’appel des syndicats de transport et de la fonction publique, ne se rendent pas compte qu’en portant préjudice à l’économie et à l’activité du pays pendant plusieurs jours, ils mettent plus surement en péril leurs avantages acquis que ce qu’ils prêtent comme projet de réforme des retraites au gouvernement actuel.
Ces soi-disant corps intermédiaires sont eux-mêmes manipulés ou à la solde des partis politiques extrémistes.
Si des entreprises françaises s’effondrent de par leur action, le chômage risque de ré-augmenter et les cotisations sociales avec. Un cercle vicieux qui rendra la France encore moins compétitive face aux États-Unis et à la Chine et l’Inde.
Certes, cette évolution peut satisfaire le Front National car le pays sera moins attractif pour les migrants, ainsi que la France insoumise qui rêve de l’éternel dictature du prolétariat du temps de Staline…
Mais les premières victimes seront quand même les Français, jeunes, vieux, actifs, ou à la retraite, salariés du privé ou de la fonction publique, artisans ou propriétaires ou actionnaires d’entreprise ou chômeurs.Si après 1968 Georges Pompidou a pu contrôler la situation par les Accords de Grenelle , on sait où nous a conduit le Front populaire…
Il faut savoir arrêter une grève… disait Maurice Thorez, secrétaire général du PCF en 1936…